Believe donne le la des introductions à la Bourse de Paris
Les dirigeants, salariés et actionnaires de Believe doivent avoir une forme de trac ce jeudi matin. L’éditeur et distributeur de musique fait son entrée à la Bourse de Paris, pour ce qui s’annonce comme la plus grosse introduction sur Euronext Paris depuis le début de l’année, et la plus importante depuis la privatisation de la Française des Jeux fin 2019.
Un moment particulier qui devrait donner le ton des introductions à la Bourse de Paris alors que plusieurs autres entreprises sont dans les coulisses, comme Aramis, Cnova, dont l’augmentation de capital ressemble à une mise en Bourse compte tenu du capital flottant symbolique de la filiale de Casino (1%), Spartoo, et, à plus long terme, comme Green Yellow, Ogury ou OVHcloud.
PHE (Autodiis, Oscao…) et ekWateur qui avaient eux aussi pour ambition d’entrer à la Bourse de Paris ont récemment renoncé.
En attendant de voir la première cotation, Believe a annoncé mercredi soir la réussite de son offre auprès des investisseurs. Le montant de son augmentation de capital s’élève à 300 millions d’euros. Il avait été réduit de 200 millions d’euros par rapport à l’annonce initiale. Il pourra être porté à 330 millions d’euros avec l’exercice de l’option de surallocation.
Les actions ont été vendues aux investisseurs au prix unitaire de 19,5 euros, soit tout en bas de la fourchette de prix proposée au lancement de l’opération. La borne haute était fixée à 22,5 euros. A ce prix de 19,5 euros, la valorisation de Believe ressort à 1,9 milliard d’euro (le groupe n’a quasiment pas de dette nette), ce qui représente près de 20 fois l’Ebitda estimé pour 2025, si le groupe tient son plan de croissance et d’amélioration des marges.
Le Fonds stratégique de participations (FSP), la structure d’investissement des grands assureurs français (BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Agricole Assurances, Groupama, Natixis Assurances, Société Générale Assurances et Suravenir) s’était engagé à souscrire à hauteur de 60 millions d’euros lors du placement d’actions, soit 3% du capital de Believe.
Les actionnaires actuels de Believe n’ont cédé aucune action à l’occasion de cette mise en Bourse.
Citi, JPMorgan et la Société Générale agissent en qualité de coordinateurs globaux. BNP Paribas, Goldman Sachs, HSBC et UBS sont chefs de file et teneurs de livre associés. Rothschild & Co est conseil financier de Believe.
Plus d'articles du même thème
-
Cerebras, concurrent de Nvidia, prépare son introduction en Bourse
Le concepteur de puces d’IA veut profiter de l’effervescence autour du secteur pour se coter au Nasdaq. La firme créée en 2015 a triplé sa valorisation en six mois, à 23 milliards de dollars. -
L'Ouzbékistan cote l'un de ses fonds publics à Londres
C'est une première mondiale étonnante. Le fonds étatique d'investissement ouzbek, UzNIF, va s'introduire en Bourse, simultanément à Londres et à Tachkent. -
SpaceX défie les limites des cotations en Bourse
SpaceX a déposé mercredi une demande d'introduction en Bourse, devançant ses rivales OpenAI et Anthropic. Ce serait une opération de tous les records, au cours de laquelle SpaceX pourrait atteindre une valorisation de plus de 1.750 milliards de dollars et lever au moins 50 milliards de dollars.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
L’Iran détient encore d’importantes capacités militaires, selon le Pentagone
Près de la moitié du stock de missiles balistiques et de lancement du régime iranien serait intact, d'après le Pentagone. L'Iran conserverait encore 60 % de sa marine et les deux tiers de son armée de l’air seraient encore opérationnels -
Traversées irrégulières de la Manche : un nouvel accord franco-britannique conclu
Paris - Un nouvel accord pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche a été conclu entre les autorités françaises et britanniques. Mais ces dernières ont soumis une partie de leur financement à l’efficacité des mesures mises en place pour retenir les candidats à l’exil. Après plusieurs mois d'âpres négociations, les deux pays ont trouvé un terrain d’entente pour reconduire durant les trois prochaines années le traité de Sandhurst. L’accord bilatéral signé en 2018, qui avait été reconduit une première fois en 2023, s’achevait en 2026. «Pour la première fois», le financement des autorités britanniques, qui pourra aller jusqu'à 766 millions d’euros sur trois ans, comprend «une part flexible» évaluée à 186 millions d’euros, conditionnée à l’efficacité des mesures pour empêcher les personnes migrantes de rejoindre irrégulièrement leur territoire. Seuls 580 millions d’euros sont donc assurés d'être versés par Londres. Ce seul montant représente toutefois déjà une hausse, puisque le Royaume-Uni avait contribué à hauteur de 540 millions dans le cadre du précédent plan. Si les nouvelles mesures n’apportaient pas de «résultats suffisants, sur la base d’une évaluation annuelle conjointe, le financement sera réorienté sur de nouvelles actions», précise la feuille de route consultée par l’AFP. Selon les chiffres officiels des autorités britanniques, 41.472 personnes ont rejoint irrégulièrement le Royaume-Uni sur des petites embarcations en 2025. Ce chiffre est le deuxième plus élevé depuis le début de ces traversées en 2018. Au moins 29 migrants sont morts en mer en 2025, selon un décompte de l’AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques. Du côté français, on souligne que depuis le début d’année, les arrivées au Royaume-Uni ont diminué de moitié comparé à la même période de l’année dernière. Quelque 480 passeurs ont également été arrêtés en 2025, selon le ministère de l’Intérieur. Ce nouvel accord dont les détails seront évoqués lors d’un déplacement jeudi sur le littoral français des ministres de l’Intérieur des deux pays, prévoit d’augmenter de moitié les forces de l’ordre. Les effectifs seront ainsi portés à quelque 1.400 agents d’ici 2029. Une unité de CRS, financée par la France, sera également dédiée à la lutte contre l’immigration clandestine et s’accompagnera du déploiement de drones, hélicoptères et moyens électroniques pour «mieux prévenir les tentatives de traversées», et réduire le nombre de départs en particulier des «taxi-boats». La collaboration entre le Royaume-Uni et la France a «déjà permis d’empêcher des dizaines de milliers de traversées», a souligné le Premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué. «Cet accord historique nous permet d’aller plus loin : en renforçant le renseignement, la surveillance et la présence sur le terrain afin de protéger les frontières britanniques», a-t-il ajouté. Noyades Les forces de l’ordre sont régulièrement accusées outre-Manche de ne pas en faire assez pour retenir ces embarcations de fortune qui prennent de plus en plus de risques pour éviter les contrôles sur les plages en embarquant directement en mer. En effet, selon le droit international de la mer, une fois qu’une embarcation est à l’eau, les autorités ne peuvent intervenir que pour sauver des personnes de la noyade. «Une grande partie des moyens prévus dans ce partenariat sera concentrée dès le début de l'été et durant la période estivale» qui est traditionnellement la période propice aux départs, précise la feuille de route. A quelques semaines d'élections locales, présentées par beaucoup comme cruciales pour son maintien à Downing Street, le gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui a promis de «reprendre le contrôle des frontières», est sous pression du parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage. L'été dernier un nouvel accord, dit «un pour un», a été signé entre les deux pays pour tenter d’endiguer ces traversées. Il prévoit le renvoi en France de migrants arrivés irrégulièrement au Royaume-Uni, en échange de l’accueil légal par ce pays de migrants se trouvant en France. Mais il n’a concerné jusqu’à présent que quelques centaines de personnes. Jeudi, les ministres de l’Intérieur, français Laurent Nuñez, et britannique Shabana Mahmood, doivent notamment se rendre à Loon-Plage près de Dunkerque sur le chantier de construction d’un Centre de rétention administrative (CRA) où seront détenus les étrangers visés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en vu de leur expulsion. «Cet accord historique empêchera les migrants illégaux d’entreprendre ce périlleux voyage et mettra les passeurs derrière les barreaux», a déclaré Mme Mahmood avant sa signature. Estelle EMONET © Agence France-Presse -
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route