ANF Immobilier fait évoluer la nature de sa dette
La foncière ANF Immobilier a annoncé hier le bouclage du refinancement de sa dette bancaire qui va faire changer cette dernière de nature. La société d’investissement immobilier cotée, filiale à 49% d’Eurazeo, avait déjà livré dans son rapport annuel les grandes lignes de l’accord: un prêt de 400 millions d’euros à 7 ans à taux Euribor +195 points de base, apporté par le Crédit Mutuel (BECM), BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, déjà présents dans le précédent pool bancaire, et Natixis.
Sur ce total, 340 millions d’euros refinancent les lignes de crédit existantes, et 60 millions le développement du groupe, dont la moitié déjà tirée. Le plan d’ANF à 2017 prévoit 240 millions d’euros d’investissements, déjà réalisés à 110%, un montant équivalent de cessions, et pour 170 millions de travaux sur le patrimoine existant.
La vraie nouveauté vient de la nature de la dette. La précédente était de type corporate; la nouvelle, toujours logée au niveau de la structure de tête, est garantie par des actifs hypothécaires. «Au terme de notre réflexion, la solution de la dette hypothécaire nous est apparue comme la plus flexible», indique un porte-parole du groupe. L’hypothèse d’une émission obligataire publique ou d’un placement privé de dette a également été écartée. «Nous avions envisagé un financement obligataire, mais vu la taille et les spécificités de la société, il aurait été plus coûteux et complexe à mettre en œuvre», précise la même source. La foncière crée par ailleurs des filiales pour porter des projets spécifiques et où de nouvelles dettes hypothécaires peuvent être logées.
L’autre modification tient à la politique de couverture du risque de change. Les lignes de crédit échues, à taux variable, étaient aux deux tiers converties en taux fixe par le biais de swaps. Cette proportion est portée à 80% dans le nouveau financement, une protection logique compte tenu du fait que l’Euribor (0,20% à 3 mois et 0,48% à 1 an) peut difficilement aller beaucoup plus bas.
Ces changements auront un impact sur le coût de la dette. Entre les frais hypothécaires et le prix des couvertures de taux, il devrait remonter à 3,5% en 2014, anticipe ANF Immobilier, contre 3,1% l’an dernier.
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