Altice France a bouclé sa restructuration financière géante
Cette fois, la séquence est bouclée. Mercredi soir, Altice France a annoncé le succès de sa restructuration financière, mettant un terme à un dossier qui aura duré de nombreux mois.
«Cela marque la dernière étape de la mise en œuvre de la restructuration financière du groupe annoncée en février 2025, approuvée par neuf décisions du tribunal des activités économiques de Paris le 4 août 2025 et soutenue par les créanciers financiers du groupe», a indiqué le groupe dans un communiqué.
L’opération permet à la maison mère de SFR d’effacer 8,6 milliards d’euros de dettes en échange de 45% de son capital. Il s’agit d’un «tournant pour le groupe et son avenir», s’est félicité Altice France, qui demeure contrôlé par Patrick Drahi.
Parallèlement à cette annonce, l’entreprise a indiqué avoir nommé Pierre-André de Chalendar et Nick Read en tant que nouveaux administrateurs non exécutifs indépendants. Ces deux grands noms de l’industrie et des télécoms européens rejoindront un conseil composé d’Arthur Dreyfuss en tant que président, de Dennis Okhuijsen et de Gerrit Jan Bakker.
Après la restructuration, les cessions ?
Pierre-André de Chalendar a été directeur général puis PDG de Saint-Gobain entre 2007 et 2021. Il demeure président d’honneur du géant français des matériaux de construction.
De son côté, Nick Read a passé 22 ans chez Vodafone, qu’il a dirigé entre 2018 et 2022. Il occupe aujourd’hui plusieurs postes au sein de conseils d’administration de sociétés de gestion spécialisées dans les infrastructures. Il est notamment conseiller principal chez GIP, qui a été racheté par BlackRock il y a un an, consultant chez I Squared Capital et président d’Exa Infrastructure.
Une double expérience dans les télécoms et dans les fonds d’investissement qui pourrait être utile à Altice France à l’heure où le groupe cherche à réaliser des cessions. L’entreprise ne cache en effet pas sa volonté de vendre des «actifs non essentiels» et diverses informations de presse ces dernières semaines ont fait état de possibles discussions au sujet de sa participation dans XPFibre, de SFR Business voire de la totalité de l’opérateur télécoms français.
Une deuxième séquence, qui intéressera plus les spécialistes du M&A que ceux du restructuring, pourrait bien s’ouvrir rapidement.
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