Paris défend sa taxe Gafa face à Donald Trump
Le projet de taxe française sur les géants du numérique ne déroge pas aux accords internationaux et il ne serait pas justifié d’y répliquer par des représailles commerciales, a indiqué jeudi la France, en réponse aux attaques du président américain Donald Trump. «La France est un Etat souverain, elle décide souverainement de ses dispositions fiscales, et elle continuera de décider souverainement de ses décisions fiscales», a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire jeudi matin au Sénat, qui a voté définitivement sur la mise en place de cette taxe.
«Je veux redire à nos partenaires américains que ce doit être une incitation pour eux a accélérer encore les travaux sur une solution internationale de taxation du numérique à l'échelle de l’OCDE», a ajouté le locataire de Bercy.
Cette mise au point fait suite à l’initiative du président américain Donald Trump, qui a ordonné mercredi soir à son administration d’ouvrir une enquête sur le projet de taxe française, un processus qui pourrait déboucher sur l’imposition par les Etats-Unis de droits de douane sur les produits français ou autres mesures de rétorsion commerciales. Selon Bruno Le Maire, «c‘est la première fois dans l’histoire des relations entre les Etats-Unis et la France» que l’administration américaine décide d’ouvrir une enquête sous l’article de la loi du commerce dit Section 301.
Ciblant notamment les géants Google, Apple, Facebook ou encore Amazon, cette taxe de 3% sur les revenus s’appliquera rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros sur le sol français.
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