Nasdaq OMX plaide sa cause auprès des autorités françaises
Bob Greifeld était en visite hier dans la capitale française pour rassurer les pouvoirs publics de l’Hexagone sur le bien-fondé de son offre de rachat de Nyse Euronext, annoncée la semaine dernière en association avec ICE. Le président de Nasdaq OMX a rencontré jeudi matin le secrétaire général de l’Elysée, Xavier Musca, puis la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, dans l’après-midi.
Dans un entretien accordé hier à L’Agefi, le dirigeant américain confirme vouloir faire monter en puissance la Place de Paris. Et met en avant le bilan de l’intégration de la bourse suédoise OMX. «Le Nyse et nous, avons suivi des chemins diamétralement opposés lors des rachats respectifs d’Euronext et d’OMX. Nous n’avons pas cédé aux sirènes de Londres, et permis à Stockholm de développer une communauté financière plus importante qu’il y a trois ans. Nous voulons faire la même chose à Paris», précise Bob Greifeld. Ce dernier, qui poursuivra aujourd’hui ses visites à la City pour convaincre cette fois les investisseurs, s'étonne au passage que Paris, à la différence de Londres, n’abrite plus d’actionnaires de Nyse Euronext.
Bob Greifeld signale de nouveau son opposition à la délocalisation des centres de données de Nyse Euronext à Londres. Nasdaq OMX les rapatriera à Paris, si possible. Surtout, l’entreprise américaine promet de respecter la gouvernance et l’identité locale des bourses rachetées. «Au moment du rachat d’OMX, nous nous sommes engagés pendant deux ans à garantir quatre sièges d’administrateurs de la holding sur 17 à des représentants nordiques, fait valoir le patron de la Bourse américaine. Après quatre ans, ils sont cinq. Il serait naturel que Paris soit représenté par un administrateur au conseil de la holding, si l’opération réussit».
Côté post-marché, l’offre du Nasdaq OMX vient en opposition avec celle de Deutsche Börse, peut-être pour le bonheur de la chambre de compensation LCH.Clearnet. «Nous sommes contre l’idée d’une structure verticale en silo, indique Bob Greifeld. Notre préférence va clairement au maintien des liens actuels de Nyse Euronext en Europe avec LCH.Clearnet, à condition que cette dernière soit compétitive en termes de coûts. Nous n’écartons pas l’idée de pousser EMCF, dont nous détenons 22%, à travailler avec LCH.Clearnet».
Plus d'articles du même thème
-
Casino de Cannes va pouvoir sortir de la cote
L’Autorité des marchés financiers vient d’accorder son feu vert à l’offre publique de retrait de SPD (famille Barrière) sur les actions Société fermière du casino municipal de Cannes (SFCMC). -
L’OCDE milite pour une amélioration des infrastructures détruites lors de catastrophes
Face aux catastrophes naturelles qui détruisent régulièrement les infrastructures, l’OCDE encourage les gouvernements et les acteurs privés à investir dans la reconstruction de façon à renforcer leur qualité et leur résilience. -
Les Etats-Unis présentent un très bon rapport sur l’emploi
Les nouvelles créations d’emplois nettes sont apparues spectaculaires sur un mois, en octobre (+165.000), réduisant aussi le chômage de 4,2% à 4,1%. Mais le marché du travail américain reste assez figé, laissant peu de place à de fortes augmentations sur les salaires. Ce qui ne change pas grand-chose aux prévisions de hausses de taux modérées du côté de la Fed.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
L'heure du choixPrésidentielle : la tentation Christine Lagarde
La présidente de la BCE affirme ne pas vouloir être candidate. Dans les milieux politiques et économiques, certains l'y encouragent pourtant. Elle dispose de quelques semaines pour trancher définitivement -
Radicalement centristesMidterms : chez les démocrates, les socialistes ont fait du bruit, les modérés ont fait la différence
Les candidats du courant socialiste ont fait du bruit tout au long de la campagne des midterms et quadruplé leur nombre au Capitole. Mais, selon notre analyse, la future majorité démocrate à la Chambre sera dominée par l'aile modérée -
A domicileA Hénin-Beaumont, terre RN, la colère sans la rue
Dans le fief du RN, la colère contre la vie chère est partout, sauf dans la rue. Résignation, ressentiment contre ceux qui seraient trop aidés, attente d’une alternance électorale… les frustrations individuelles ne se transforment pas en mobilisation