L’Opep soutient une forte baisse de la production quotidienne de pétrole
Les ministres des pays de l’Opep réunis jeudi à Vienne sont tombés d’accord pour proposer un plan visant à ce que les pays exportateurs de l’Organisation et leurs alliés réduisent la production de pétrole de 1,5 million de barils par jour (mbj) supplémentaires au deuxième trimestre pour enrayer la baisse de la demande, sous condition que la Russie se joigne à eux. Les pays de l’Opep porteraient deux tiers de l’effort et leurs alliés le tiers supplémentaire. Les pourparlers avec les Etats de l’Opep+ doivent se poursuivre jusqu’à vendredi.
La Russie s’est jusqu’ici opposée à cette réduction supplémentaire et propose simplement de prolonger jusqu'à la fin du deuxième trimestre les réductions de production déjà appliquées depuis décembre par les pays de Opep+ de -2,1 mbj, -1,7 mbj fixés collectivement en décembre, et -0,4 mbj sur une initiative individuelle additionnelle de l’Arabie Saoudite.
Cette annonce a fait remonter les cours du pétrole après 11h15 CET, de 50,70 à 51,34 dollars/baril pour le contrat sur le Brent à Mai 2020. «Cela dit, l’augmentation des prix est modeste, car la Russie ne sera de retour à la table des négociations que vendredi», a commenté Giovanni Staunovo, analyste chez UBS. Après s’être entretenu avec son homologue saoudien Abdelaziz ben Salman, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, est rentré à Moscou, selon des sources présentes dans la capitale autrichienne où il doit revenir vendredi pour la réunion plénière de l’Opep+.
Une nouvelle réduction de production de cette ampleur amènerait la réduction globale de la production à -3,6 mbj, soit environ 3,6% des approvisionnements mondiaux. La demande de pétrole a été durement touchée par l'épidémie de coronavirus et son effet sur la croissance mondiale avec l’arrêt des usines, des voyages et d’autres activités économiques un peu partout dans le monde.
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