La guerre en Iran risque de faire rebondir l'inflation en mars
-
RK.
Avant même l’impact de la flambée du prix du pétrole, l’inflation américaine fait de la résistance. Sur les 12 mois se terminant en janvier, l’indice PCE - qui est le plus suivi par la Banque centrale américaine - a progressé de 2,8% après une hausse de 2,9% en décembre. Sur un mois, il a augmenté de 0,3% après 0,4%.
Hors composantes volatiles de l’alimentation et de l'énergie, l’indice des prix PCE a augmenté de 0,4%, après un gain similaire en décembre. Les économistes prévoyaient une hausse de 0,4% de cette inflation dite «core PCE» en janvier. Sur un an, elle a grimpé de 3,1%, après 3% en décembre.
Selon les données du CPI, un autre indice des prix publié mercredi, l’inflation a atteint 2,4% en février. En mars, les prix risquent de repartir à la hausse en raison des conséquences de la guerre en Iran qui ont fait bondir le cours du pétrole de 40% en moins de deux semaines. Depuis le début du conflit, les prix de l’essence à la pompe ont ainsi grimpé de plus de 20% pour atteindre 3,60 dollars le gallon, selon les données de l’association d’automobilistes AAA.
Faible croissance
Parallèlement à ces chiffres de l’inflation, la croissance américaine a été revue à la baisse au titre du quatrième trimestre 2025. Déjà peu reluisante, la croissance annualisée initialement estimée à 1,4% a été abaissée à 0,7% par le département du Commerce vendredi. Au troisième trimestre, elle était ressortie à 4,4%.
Sur les trois derniers mois de l’année, l’activité aux Etats-Unis a été pénalisée par la fermeture des administrations publiques (shutdown) pendant 43 jours. Toutefois, les ventes finales aux acheteurs privés intérieurs, qui excluent les dépenses publiques, le commerce extérieur et les stocks, ont également été revues à la baisse. Cette mesure de la demande intérieure, étroitement surveillée par les décideurs politiques, n’a ainsi progressé que de 1,9%, contre 2,4% estimés initialement et 2,9% au troisième trimestre.
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
Après des menaces de frappes d'ampleur inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, Donald Trump a annoncé le début de nouveaux pourparlers à partir de ce lundi après-midi
SERIE. Le neuropsychiatre, qui a publié au printemps Au saccage des petits bonheurs (Odile Jacob), se glisse pour l'Opinion dans la peau du locataire de l'Elysée et dresse la liste de ses priorités
Entre 2012 et 2014, François Hollande ironisait sur les « pleureuses » (les patrons) qui venaient se lamenter dans le bureau de leur « doudou » ( Emmanuel Macron)