La hausse des prix dans la zone euro a ralenti de nouveau en juin, pour le troisième mois consécutif, à la faveur d’une baisse des prix de l'énergie et du ralentissement de l’augmentation des tarifs alimentaires, montrent des données publiées vendredi.
Les prix ont augmenté de 5,5% sur un an ce mois-ci dans les 20 pays partageant la monnaie européenne, après +6,1% en mai, selon la première estimation d’Eurostat, l’institut européen de la statistique.
Les économistes interrogés par Reuters attendaient une décélération de l’inflation à 5,6%.
L’exception allemande
En excluant les éléments les plus volatils que sont les produits alimentaires non transformés et l'énergie, l’inflation a ralenti à 6,8% après 6,9% le mois dernier et un consensus à 6,7%. La hausse des prix hors alimentation, énergie, alcool et tabac a en revanche réaccéléré à 5,4% après 5,3% en mai et un consensus à 5,5%.
Alors que l’inflation a diminué dans l’essentiel des pays de la zone euro - de 6% à 5,3% en France et de 8% à 6,7% en Italie notamment - elle a rebondi en Allemagne, de 6,3% à 6,8%.
Au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase, la politique monétaire est devenue plus efficace au fur et à mesure que les banques centrales consolidaient leur indépendance. Un constat dressé par le FMI qui propose aussi quelques pistes de renforcement.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
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