Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté un peu moins que prévu en janvier, selon les statistiques publiées vendredi par le département américain du Travail.
L’indice global des prix à la consommation (CPI) s’est inscrit en hausse de 2,4% sur un an en janvier, contre 2,7% en décembre. L’inflation de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation et de l'énergie, s’est établie à 2,5% sur un an le mois dernier, contre 2,6% en décembre.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à une inflation de 2,5% sur un an en janvier. Hors alimentation et énergie, ils prévoyaient une hausse des prix de 2,5% également.
Les taux se replient
Par rapport à décembre, les prix à la consommation aux Etats-Unis ont crû de 0,2% en janvier, après une hausse de 0,3% le mois précédent. Hors alimentation et énergie, ils ont progressé de 0,3%, contre une hausse de 0,2% en décembre.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à une inflation globale et à une inflation de base de 0,3% sur un mois en janvier.
En réaction à ces chiffres inférieurs aux attentes, le taux de l’obligation souveraine américaine à dix ans reculait de 5 points de base vendredi après-midi, à 4,06%. Le titre à deux ans reculait d’autant, à 3,41%. Selon l’outil FedWatch de CME Group, la probabilité de voir la banque centrale américain réduire ses taux lors d’une de ses deux prochaines réunions s'élèvent désormais à 29%, contre 25% jeudi.
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
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