Les marchés finissent la semaine sur une note d’optimisme
La situation peut évoluer à chaque minute, mais les marchés d’actions se sont raccrochés aux espoirs de discussions entre la Russie et l’Ukraine. En Europe, les indices boursiers ont fortement rebondi vendredi. Après avoir hésité en début de séance, le CAC 40 a clôturé en hausse de 3,6% à 6.752 points. L’indice Euro stoxx 50 a évolué de la même manière, finissant la journée en progression de 3,7%. Cette progression efface une partie de la chute de respectivement 3,8 et 3,6% jeudi alors que la Russie lançait son offensive sur l’Ukraine. Du côté des valeurs bancaires, un rebond a aussi été observé, dans les mêmes proportions. La situation pour ce secteur n’est cependant pas la même car l’indice des banques européenne avait abandonné 9% le jour précédent.
Aux Etats-Unis, la tendance est aussi à la hausse. L’indice S&P 500 progressait de 1,7% à la clôture des Bourses européennes, après une séance déjà en hausse de 1,5% la veille.
La volatilité a nettement diminué, l’indice Vix de volatilité implicite sur le S&P 500 reculant de 8% à 27,9. Sur les marchés de taux, les rendements des emprunts d’Etat américains et allemands ont également rebondi à 1,98% et 0,22% pour les échéances 10 ans respectivement. Autre valeur refuge, l’or est repassé sous les 1.900 dollars l’once, à 1.886 dollars (-2,1%). Les cours du pétrole étaient également en baisse de près de 2% à 93,60 dollars pour le baril de Brent.
Les marchés financiers russes ont rebondi, après leur chute spectaculaire jeudi. A la Bourse de Moscou, les indices RTS (en rouble) et MOEX (en dollar) reprennent 26% et 20% respectivement. Les emprunts d’Etat rebondissent, le rendement à 10 ans reculant à 11,7% (15% jeudi). Le rouble s’est repris à 82,90 face au dollar après avoir atteint un plus bas historique de 90 la veille.
Alors que les Etats-Unis et l’Europe ont annoncé une nouvelle salve de sanctions contre la Russie jeudi soir, le Kremlin a déclaré avoir proposé à l’Ukraine d’organiser des discussions à Minsk, la capitale de la Biélorussie, à la suite des déclarations du président ukrainien Volodimir Zelenski se disant prêt à envisager un statut neutre pour son pays, a rapporté l’agence Reuters. L’Ukraine a répondu qu’elle préférerait discuter à Varsovie, en Pologne, et elle observe depuis une «pause» dans ces contacts, a dit Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe.
L’espoir de ces potentielles discussions reste fragile. Dans le même temps, Vladimir Poutine a tenu des propos contradictoires avec ces possibilités d’ouverture du dialogue en appelant l’armée ukrainienne à prendre le pouvoir dans son pays. «J’appelle une nouvelle fois le personnel militaire des forces armées d’Ukraine: ne laissez pas les néo-nazis et (les nationalistes ukrainiens radicaux) utiliser vos enfants, vos femmes et vos personnes âgées comme des boucliers humains», a dit le président russe devant son conseil de sécurité à la télévision russe.
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