Les fonds LBO contraints d’investir rapidement plus de 100 milliards de dollars
La manne financière des fonds d’investissement ne se tarit pas. Hors levées de fonds en cours et à venir, ces fonds disposaient en effet de 964 milliards de dollars (680 milliards d’euros) à investir à fin 2010, un niveau qui ne s’est réduit que de 10% depuis l’an passé, selon la deuxième édition du rapport mondial du capital investissement publié par Bain & Company.
La majorité de ce capital disponible («dry powder») revient aux fonds LBO, qui doivent ainsi investir 434 milliards de dollars. Or environ un quart, soit plus de 100 milliards de dollars, se révèle être «du capital «sous pression», c’est-à-dire aux mains de gérants ayant une forte incitation à investir les sommes pour dégager des rendements et assurer la survie de leurs fonds», avertit l’étude.
Selon les estimations de Bain & Company, «cela pourrait prendre trois ans et demi pour absorber le volume actuel de «dry powder» des fonds LBO», soit au plus tôt à horizon 2014. Point positif pour favoriser cette absorption, l’offre d’investissements devrait croître en 2011.
«Le retour de valorisations à un haut niveau et la capacité des acheteur à payer des prix élevés pour des actifs de qualité devraient continuer d’attirer les vendeurs d’actifs de grande qualité», estime l’étude.
Selon Bain & Company, deux autres tendances devraient par ailleurs soutenir la croissance potentielle des cibles dans le capital investissement. En premier lieu, l’activité du marché des LBO secondaires devrait rester soutenue, ces opérations ayant notamment des rendements légèrement inférieurs aux opérations primaires mais pour un niveau de risque bien inférieur. En second lieu, les opérations de sortie de bourse devraient se dégeler, estime l’étude.
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