Les Etats-Unis ont créé moins d’emplois que prévu en octobre, les taux plongent
L'économie américaine a suscité près de deux fois moins de postes qu’en septembre et le taux de chômage remonte. Le rendement de la dette souveraine américaine poursuit son repli.
Le taux de chômage remonte à 3,9% en octobre
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Les créations d’emplois ont ralenti de manière plus prononcée que prévu en octobre aux Etats-Unis, dans un contexte d’augmentation des taux d’intérêt qui freine l’activité économique.
Les Etats-Unis ont créé 150.00 emplois nets le mois dernier, après 297.000 en septembre en données révisées, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le taux de chômage est légèrement remonté, à 3,9%, alors qu’il était attendu à 3,8%, comme en septembre.
Les économistes sondés par le Wall Street Journal s’attendaient à 170.000 créations de postes sur le mois. Le chiffre du mois de septembre avait initialement été estimé à 336.000.
La Fed attentive aux embauches et aux salaires
Les investisseurs surveillent de près le marché du travail, alors que le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a répété mercredi à l’issue de la réunion de la banque centrale que l'économie et l’emploi devraient ralentir pour permettre un retour à la stabilité des prix.
La Fed reste ainsi très attentive aux tensions sur les embauches, les pénuries de main-d'œuvre risquant de soutenir la croissance des salaires et d’alimenter l’inflation.
En octobre, le salaire horaire moyen a progressé de 0,2% sur un mois, a indiqué le département du Travail. Par rapport à octobre 2022, la hausse s'établit à 4,1%, contre 4% attendus par le consensus. Le président de la Fed a jugé mercredi que la hausse des salaires commençait à s’approcher d’un niveau compatible avec l’objectif d’inflation de 2%.
En réaction à ces chiffres de l’emploi inférieurs aux attentes et semblant marquer un ralentissement économique aux Etats-Unis, le rendement de l’obligation américaine à dix ans a plongé vendredi en début d’après-midi. Peu après 14h, il perdait 16 points de base, à 4,50%, à son plus bas niveau depuis fin septembre. Il abandonne désormais 40 pb depuis le début du mois de novembre.
Selon l’outil FedWatch de CME Group, la probabilité de voir la banque centrale américaine relever ses taux lors de sa réunion de décembre est désormais inférieure à 10% alors qu’elle frôlait 20% le 2 novembre et 40% il y a un mois. Il existe même plus d’une chance sur deux pour que la Fed commence à inverser sa politique monétaire dès le mois de mai prochain, toujours selon FedWatch.
Une perspective qui profite aux marchés actions. Proche de l'équilibre à 13h30, l’indice Euro Stoxx 50 a bondi de 0,3% en quelques minutes.
Au Moyen-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase, la politique monétaire est devenue plus efficace au fur et à mesure que les banques centrales consolidaient leur indépendance. Un constat dressé par le FMI qui propose aussi quelques pistes de renforcement.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
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