Les Bourses européennes reprennent des couleurs après la Fed
Les marchés d’actions européens progressent jeudi à la mi-journée, les investisseurs étant rassurés par les déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, qui a écarté l’idée d’une hausse de 75 points de base des taux d’intérêt dans les prochains mois.
A 12h00, l’indice Stoxx Europe 600 progressait de 1,1%, à 446,2 points. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120 s’adjugeaient 1,6% chacun. A Francfort, le DAX 40 gagnait 1,4%, tandis qu'à Londres, le FTSE 100 avançait de 0,8%.
Dans le même temps à Wall Street, le contrat à terme sur l’indice Dow Jones (DJIA) perdait 0,4%, tandis que celui sur le S&P 500 cédait 0,6%. Le contrat à terme sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, reculait de 0,8%. Les indices américains ont terminé en forte hausse mercredi soir après les annonces de la Réserve fédérale.
La Fed a sans surprise relevé mercredi son taux directeur d’un demi-point de pourcentage afin de lutter contre l’inflation.
+0,25 point pour la Banque d’Angleterre
«La nouvelle la plus réjouissante pour les investisseurs [...] est que la Fed ne pense pas devoir augmenter les taux d’intérêt de 75 points de base», ce qu’anticipaient de nombreux opérateurs, souligne Naeem Aslam, analyste chez AvaTrade.
Jerome Powell a indiqué mercredi soir que le comité de politique monétaire de la banque centrale n’envisageait pas «activement» un tel relèvement de ses taux. Avant ces propos, les contrats à terme sur les taux d’intérêt reflétaient une probabilité de 95% d’une hausse de 75 points de base en juin, selon l’outil FedWatch de l’opérateur de marché CME Group.
Les investisseurs ont par ailleurs pris connaissance de la décision de la Banque d’Angleterre, qui a procédé à la quatrième hausse consécutive de son taux directeur, le portant de 0,75% à 1%. Ils surveilleront également la réunion mensuelle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et dix pays alliés menés par la Russie (Opep+). Le cartel devrait annoncer une nouvelle hausse modérée de sa production, conformément au plan mis en place l’an dernier pour retrouver des niveaux de production semblables à ceux d’avant la crise sanitaire.
Sur les autres marchés :
-Le rendement de l’obligation du Trésor américain à dix ans, le titre de référence du marché, s’inscrit à 2,958%, contre 2,963% mercredi soir. Le rendement du Bund allemand progresse à 0,995%, contre 0,973% mercredi soir.
-L’euro recule de 0,3% face au billet vert, à 1,0597 dollar.
-Les cours du pétrole progressent, alors que l’Union européenne envisage un embargo sur le pétrole russe et que les opérateurs attendent la réunion de l’Opep+. Le contrat de juillet sur le Brent de mer du Nord prend 21 cents, à 110,35 dollars le baril, tandis que celui de juin sur le brut léger doux (WTI) coté au Nymex grappille 1 cent, à 107,82 dollars le baril.
Valeurs à suivre :
-Airbus (+7,2%) a publié des résultats largement supérieurs aux attentes au titre du premier trimestre. Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté a atteint 1,26 milliard d’euros, soit un montant nettement supérieur à la prévision des analystes, qui l’attendaient à 719 millions d’euros en moyenne.
-Arkema (+6%) a relevé sa prévision d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) pour sa division Matériaux de Spécialités en 2022, après la publication de robustes résultats au titre du premier trimestre, pourtant marqué par la forte inflation des prix matières premières et de l'énergie.
-Air France-KLM (+1,7%) a indiqué s’attendre à un résultat d’exploitation à l'équilibre au deuxième trimestre et nettement positif au troisième. «Les perspectives pour l'été sont ensoleillées», apprécie Bernstein dans une note.
-Stellantis (+1,7%) a confirmé ses perspectives financières pour l’exercice 2022 après avoir vu ses revenus augmenter nettement au premier trimestre, malgré une forte baisse des volumes due à la pénurie persistante de semi-conducteurs.
-Crédit Agricole SA perd 2,4%, alors que les provisions liées à l’exposition de la banque à la Russie et à l’Ukraine ont pesé sur ses résultats au premier trimestre.
-CGG (-14,3%) a accusé un net recul de ses revenus au premier trimestre. Le chiffre d’affaires des activités a baissé de 28% sur les trois premiers mois de l’année, à 153 millions de dollars.
-UniCredit (+5,9% à Milan) a annoncé que son bénéfice net avait reflué au premier trimestre, en raison de l’augmentation des provisions liées à ses activités en Russie, et a prévenu que ses rachats d’actions dépendraient de ses performances dans ce pays.
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