Le Bund dépasse 1%, les bons du Trésor américain 3%
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Xavier Diaz
hausse de taux
-
AdobeStock
Les marchés de taux poursuivent leur ajustement dans un contexte de durcissement des politiques monétaires dans le monde et de forte inflation.
Ce mardi, le rendement du Bund 10 ans a franchi la barre de 1% (+3 pb) pour la première fois depuis juin 2015. L’OAT 10 ans traite à 1,53% (+4 pb), soit un plus haut depuis août 2014.
Dans ce cadre, les taux allemands à 1 ans et moins restent négatifs, mais ce n’est plus le cas que pour moins de 20% des emprunts d’Etat de la zone euro désormais, ont montré les données de la plateforme de transactions spécialisée Tradeweb. L’encours des emprunts obligataires libellés en euros négatifs est ainsi tombé à 1.510 milliards d’euros fin avril, contre environ 2.070 milliards fin mars.
L’ensemble des taux américains de 5 ans à 30 ans étaient au-dessus de 3%. Ce mardi, le taux 10 ans américain s’établit à 2,99%.
Les stratégistes de Deutsche Bank notent que cette nouvelle poussée de fièvre sur les taux américains, qui prolonge le mouvement d’avril, s’est faite via les taux réels (+16 pb) qui repassent en territoire positif (+0,15%) tandis que les breakeven (points morts d’inflation) reculent de 11 pb, à 2,83%.
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran.
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair
« A l'approche de l'élection présidentielle, j'attends du débat qui vient un langage de vérité », écrit dans cette tribune Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de France Urbaine. « Les Français ne sont pas des enfants. (...) Ils sont capables d'entendre que travailler plus longtemps n'est pas une punition, mais la conséquence d'une réalité démographique que personne ne peut contester. »