Les actions et les taux bondissent après de solides chiffres de l’emploi américain
Les Etats-Unis ont créé nettement plus de postes que prévu en septembre et le taux de chômage est plus faible qu’anticipé. La perspective de voir la Fed baisser ses taux de 50 points de base en novembre s'éloigne.
La hausse des taux ne pénalise pas les marchés action ce 4 octobre
-
L'économie américaine a créé des emplois à un rythme soutenu en septembre, signe que le marché du travail ne s’affaiblit pas davantage après son creux du début de l'été.
Les Etats-Unis ont créé 254.000 emplois nets au mois de septembre, contre 159.000 en août, en données révisées, selon les statistiques publiées vendredi par le département américain du Travail. Le nombre de postes créés en août avait été estimé initialement à 142.000. Le taux de chômage dans le pays est resté stable à 4,1%, selon le ministère.
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à la création de 150.000 emplois nets et à un taux de chômage de 4,2%, en septembre.
Le ministère a souligné que le nombre d’emplois créés en septembre était supérieur à la moyenne de 203.000 enregistrée au cours des douze derniers mois.
Le marché du travail américain s’est éloigné des sommets des deux dernières années lorsque plus de 300.000 emplois étaient créés mensuellement au sortir de la pandémie. La crainte d’une dégradation plus importante avec le ralentissement de l'économie a poussé la Réserve fédérale (Fed) à réduire ses taux de façon marquée en septembre, alors que l’inflation qu’elle combat avec sa politique monétaire restrictive est redescendue à des niveaux plus proches de son objectif.
Mais le rythme des futures baisses de taux dépendra en grande partie de l'évolution du marché du travail, a assuré le président de la Fed, Jerome Powell, en début de semaine. Si le marché de l’emploi donne des signes de ralentissement, la bonne santé globale de l'économie permettra à la Fed d’ajuster progressivement sa politique, a-t-il indiqué.
En réaction à ces chiffres de l’emploi nettement meilleurs que prévu, les rendements des obligations souveraines américaines s’offraient d’ailleurs un franc rebond vendredi. En milieu d’après midi, le taux des titres à deux ans grimpait de 15 points de base (pb) à 3,86% et celui des obligations à 10 ans avançait de 10 pb, à 3,95%, à un plus haut depuis août dernier.
Selon l’outil FedWatch de CME Group, la probabilité de voir la Fed réduire ses taux de 50 pb lors de sa réunion du 7 novembre n’est plus que de 9%, contre 32% la veille. Le marché continue toutefois à miser sur une réduction d’au moins 25 pb.
Cette perspective de voir la banque centrale américaine se montrer moins accommodante qu’espéré ne pénalisait pas les marchés actions européens, les investisseurs préférant sans doute se réjouir de la résistance de l'économie américaine. Peu après 15h, l’indice CAC 40 gagnait plus de 1%, le Dax allemand montait de 0,8% et l’Euro Stoxx 50 grimpait de 1,1%.
Le mois de septembre a été marqué par une amélioration des indicateurs de l’activité et de l’emploi, après le creux observé au début de l'été. Mercredi, ADP a fait état d’une hausse des créations de postes dans le secteur privé en septembre après cinq mois de repli, à 143.000 contre 103.000 en août. L’activité dans le secteur des services, le plus gros pourvoyeur d’emplois aux Etats-Unis, a de son côté accéléré le mois dernier, selon l’indice ISM paru jeudi.
Le secteur des semi-conducteurs s’est subitement envolé en Bourse en fin de semaine après s’être effondré lors des jours précédents. Des réactions extrêmes qui traduisent la fébrilité du marché quant aux perspectives de l’intelligence artificielle.
Exxon Mobil et Chevron ont tous deux consacré une partie de leur excédent de trésorerie à la diminution de leur endettement au deuxième trimestre 2026.
La Financial Conduct Authority a publié le 31 juillet une consultation sur son projet de «consolidated tape», destiné à accroître la transparence et l'attractivité du marché des actions britanniques.
Le gouvernement a récemment demandé que soit étudié un « rapprochement » entre l'Institut de recherche pour le développement et le CNRS au nom de la simplification, mais le projet inquiète les membres de cette institution implantée dans plusieurs anciennes aires d'influence de la France
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés