Le prix du pétrole tombe à 90 dollars sur des promesses de Donald Trump
La volatilité s’est emparée du marché du pétrole. Après avoir frôlé les 120 dollars dans la nuit de dimanche à lundi, le cours du baril est tombé sous 90 dollars quelques heures plus tard avant de remonter à 94 dollars. Mardi, peu après 16h, le Brent européen valait 88,6 dollars. Le WTI américain a suivi une évolution similaire et cotait à 84 dollars au même moment.
L’ampleur de la variation observée en une seule séance est historique. Elle a marqué «la plus large fourchette de négociation nominale quotidienne depuis le début des données intrajournalières de Bloomberg dans les années 1980, date du lancement des contrats à terme (futures) sur le pétrole», indique Jim Reid, stratégiste chez Deutsche Bank.
Le prix de l’or noir a d’abord été atténué lundi soir par l’annonce des pays membres du G7 qu’ils se tenaient prêts à libérer une partie de leurs réserves stratégiques si nécessaire. Mais c’est surtout l’annonce par le président américain Donald Trump que la guerre serait «finie assez rapidement» qui a fait chuter les cours. Il a également évoqué de possibles escortes de navires dans le détroit d’Ormuz ainsi que d’éventuelles levées de sanctions portant sur certaines exportations de pétrole.
En réaction, le cours du gaz européen TTF s’est également fortement détendu. Lundi, il chutait de 15%, à 47 euros par mégawattheure (MWh).
Les marchés se détendent
Rassurées par la chute du prix des hydrocarbures, les Bourses européennes rebondissaient nettement mardi après avoir, déjà, réduit leurs pertes en fin de séance lundi. A 16h25, l’Euro Stoxx 50 grimpait de plus de 2,9%, le CAC 40 avançait de 2,2% et le Dax gagnait 2,7%. A Wall Street, qui a mieux résisté ces derniers jours, le S&P 500 montait de 0,4%.
Sur le marché des taux, le rendement de l’obligation souveraine américaine à dix ans fondait de 9 points de base, à 4,11%, depuis un pic à 4,21% la veille. Le taux allemand à même échéance perdait aussi 7 pb dans l’intervalle, à 2,86%, et le rendement français abandonnait 15 pb, à 3,48%.
La situation demeure malgré tout incertaine. Les frappes israélo-américaines et la riposte iranienne se poursuivaient mardi. «Le calendrier de toute résolution de la guerre reste loin d'être clair, Donald Trump ayant également déclaré que ‘nous n’avons pas encore assez gagné’ et qu’il ne pensait pas que le conflit serait terminé cette semaine», note Jim Reid. Les investisseurs continueront à surveiller «de près tout signe indiquant que le transport maritime via le détroit d’Ormuz peut reprendre après les niveaux actuels de quasi-suspension, d’autant plus qu’hier, l’Arabie saoudite est devenue le dernier pays en date à commencer à réduire sa production de pétrole», ajoute le stratégiste de Deutsche Bank.
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