Les craintes sur l’économie mondiale et un potentiel changement de braquet de l’organisation des pays exportateurs pèsent fortement sur le cours de l’or noir.
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Johann Corric
Le Brent ne progresse plus que de 7% depuis le début de l’année.
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Déjà orienté à la baisse depuis plusieurs jours, le prix du pétrole Brent a accéléré son repli lundi. En fin de journée, il plongeait de 6%, à 82,50 dollars, soit un plus bas depuis janvier dernier. En quatre séances, il a abandonné près de 12%.
En cause, des informations du Wall Street Journal selon lesquelles l’Arabie saoudite et d’autres pays membres de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) discuteraient d’une hausse de leur production. Une perspective complètement à rebours des récents développement, le cartel et ses alliés (Opep+), russe notamment, ayant décidé au contraire il y a plusieurs semaines de réduire leur offre d’or noir. Selon le quotidien financier américain, le surplus envisagé est en outre significatif. Il pourrait atteindre 500.000 barils par jour.
Rapprochements
Toujours d’après le Wall Street Journal, le sujet devrait être abordé lors de la prochaine réunion de l’Opep+, le 4 décembre prochain, soit la veille de l’entrée en vigueur de l’embargo de l’Union européenne sur le pétrole russe qui pourrait affecter l’offre globale d’or noir. Une telle décision témoignerait d’un réchauffement des positions entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. Il y a quelques jours l’administration Biden a indiqué que le dirigeant du pays pétrolier, le prince Mohammed Ben Salmane, devrait bénéficier d’une immunité du fait de son poste dans le cadre de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi.
Cette possible augmentation de la production de l’Opep s’inscrit dans un contexte économique par ailleurs défavorable au prix du pétrole. Les perspectives de récession, renforcées par la récente augmentation des cas de Covid-19 en Chine, sont en effet de nature à affecter la demande d’or noir. Le renforcement du dollar, qui renchérit le coût du baril libellé en dollar, pèse également. Le Brent perd désormais plus de 30% sur ses niveaux de juin dernier. Tombé sous le seuil des 80 dollars lundi, le WTI américain plonge de son coté de près de 40% sur la période.
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