Le coronavirus pourrait entraîner l’Italie en récession technique
Les économistes commencent à évaluer l’impact de l’épidémie de l’autre côté des Alpes.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Fabrice Anselmi
L’accélération de l’épidémie du coronavirus Covid-19 dans le Nord de l’Italie a causé la panique à la Bourse de Milan.
-
Bloomberg.
Alors que les estimations de l’impact du coronavirus sur la baisse du PIB chinois 2020 oscillent entre -0,4% et -0,6% (entre -0,1% et -0,2% pour le PIB mondial de l’année), l’accélération de l’épidémie dans le Nord de l’Italie a causé la panique à la Bourse de Milan. L’indice MIB a perdu 5,4% sur la journée, alors que les rendements de la dette à 10 ans italienne s’écartaient de 9 points de base à 0,995%, avant de revenir à 0,964%, en sens inverse des rendements allemands et américains.
Compte tenu du faible taux de croissance de l’Italie, la banque japonaise Nomura voit le pays rapidement confronté à une récession, avec un PIB en baisse d’au moins -0,1% sur l’année, bien au-dessous de l’objectif de +0,6% annoncé par le gouvernement. «La perturbation de l’activité s'élèvera à environ -0,1% du PIB au premier trimestre si les mesures restent en place pour la période prévue d’une semaine. Au-delà, d’autres facteurs tels que la confiance des ménages et la dynamique d’approvisionnement (vers d’autres régions que les zones touchées, ndlr) sont susceptibles d’amplifier le choc», écrit Nicola Nobile, économiste chez Oxford Economics, évoquant les quatre provinces lombardes (Pavie, Lodi, Crémone, Milan), qui représentent 12% du PIB italien.
Le pays, dont la part de la consommation dans le PIB demeure élevée (60%), pourrait notamment souffrir de son secteur touristique, avec l’interdiction de vols depuis et vers la Chine, et l’annulation de grands événements internationaux. Le Conseil des ministres a adopté un décret-loi pour introduire des mesures d’urgence de confinement d’une douzaine de communes (avec fermeture des écoles) en Lombardie et Vénétie, deux des régions les plus dynamiques avec 31% du PIB national et 40% des exportations.
En marge du G20 Finances à Riyad, le gouverneur de la Banque d’Italie, Ignazio Visco, a évoqué un impact potentiellement supérieur à -0,2% sur le PIB annuel, appelant à des mesures budgétaires si nécessaire. «Il n’y a pas de raison que l’Italie (ou un autre pays comme la France) n’arrive pas à contenir l’épidémie comme l’ont fait la Chine (au prix d’un gros effort) et les autres pays asiatiques où elle ralentit, nuance Samy Chaar, chef économiste de Lombard Odier. Les marchés ne lui tiendraient pas rigueur d’une récession temporaire ou d’un dépassement du déficit puisqu’il n’y a pas de destruction de capacités à moyen terme. Dans ce genre de cas, l’économie repart normalement après, et d’autant plus vite si l’activité a repris en Chine et ailleurs.»
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Les anticipations d’inflation à long terme des ménages japonais ont atteint un plus haut depuis 2006. Mais on sait que ces anticipations montent le plus souvent avec le constat de la hausse des prix au quotidien, notamment des prix de l’énergie et de l’alimentation. Le débat reste ouvert sur l’évolution des prix au Japon à long terme.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides