Le CAC 40 résiste au plongeon de Wall Street
Wall Street a clôturé dans le rouge vif lundi. Les investisseurs sont toujours préoccupés par l’inflation, la remontée des taux d’intérêt et les risques que cela fait peser sur la croissance économique mondiale. Selon une enquête réalisée par le Wall Street Journal, 28% des économistes d’institutions publiques ou privées interrogés estiment qu’une récession aura lieu dans les 12 prochains mois. Ils étaient seulement 18% à le penser en janvier dernier.
L’indice des valeurs technologiques, le Nasdaq, a été particulièrement touché affichant une chute de 4,29%, à 11.623 points. L’action Apple a notamment reculé de 3,26% à 152,1 dollars.
L’indice large S&P 500 a de son coté abandonné 3,20%, à 3.991 points et le Dow Jones a fondu de 1,99%, à 32.246 points.
La baisse n’a toutefois pas contaminé l’Europe qui s’inscrivait en hausse ce mardi. Vers 14h30, l’Euro Stoxx 50 gagnait 1,1%, le CAC 40 avançait de 0,8%, le Dax allemand montait de 1,30% et le FTSE 100 britannique s’offrait 0,7%.
Depuis le début de l’année, le Nasdaq plonge de près de 26%, le S&P 500 abandonne 16%, l’Euro Stoxx 50 recule de 18% et le CAC 40 limite la casse à -15%.
Le pétrole baisse
Sur le marché du pétrole, le WTI s'établissait à 102,73 dollar (-6,41%) et le brent à 105,53 dollar (-6,11%).
Le dollar évoluait en hausse de 0,04% face à un panier de devises quelques minutes après la clôture de Wall Street, tandis que l’euro s'établissait à 1,0558 dollar (+0,07%).
Sur le marché obligataire, le papier à dix ans américain a cédé 8,6 points de base pour s'établir à 3,0377% après avoir touché en séance son niveau le plus élevé depuis novembre 2018. Son homologue à cinq ans, a reculé de 9,5 points de base à 2,9506%.
Plus d'articles du même thème
-
Le pétrole et les semi-conducteurs ont guidé les marchés au deuxième trimestre
Le baril de brut a quasiment effacé le choc à la hausse de mars, après l’accord signé entre l’Iran et les Etats-Unis, reléguant au second plan les craintes de stagflation et prolongeant la bonne tenue des marchés, malgré les interrogations sur le boom de l’IA. -
Les mines d’or digèrent leur encombrant passé
Les actions des minières aurifères ont nettement progressé mais elles restent en retard par rapport au parcours de l’once d’or et ne prennent pas en compte la transformation du secteur dans leur valorisation. Il faudra encore un peu de temps pour que les investisseurs en tiennent compte. -
Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Les valeurs technologiques ont connu une nouvelle semaine difficile, notamment les semi-conducteurs en Corée. Elles restent néanmoins à des niveaux élevés et beaucoup d’investisseurs misent toujours sur le secteur. Mais les défis s’accumulent.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreFrance-Allemagne : retraites, réforme et révolution
La différence avec la France vient surtout de l’existence d’une éthique de la discussion très ancrée, au niveau politique et parlementaire, comme au niveau des partenaires sociaux et des entreprises -
EtalonnageConsensus politique et transition longue : la recette du passage à la retraite à 67 ans en Allemagne
Berlin a acheté la paix en mettant en place un départ anticipé pour carrière longue, dispositif coûteux aujourd'hui remis en cause. -
Vérité d'un côté du Rhin ne l’est pas au-delà
Retraites : le grand fossé franco-allemand
Le chancelier allemand Friedrich Merz dit vouloir appliquer l'intégralité des recommandations de la commission d'experts qu'il a mandatée. Une réforme ambitieuse qui contraste avec le blocage français