L’action de la BCE détend les rendements en zone euro
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Agefi Dow Jones
-
Fotolia
Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro reculent jeudi matin, alors que la Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé dans la nuit de mercredi à jeudi un nouveau programme d’achat d’obligations d’un montant de 750 milliards d’euros, visant à protéger l'économie de la zone euro contre les répercussions de la pandémie de coronavirus.
Jeudi matin, le rendement de l’obligation souveraine grecque à dix ans recule de 161 points de base, à 2,271%, selon TradeWeb. Celui du BTP italien de même maturité perd 74 points de base, à 1,555%. Le taux du Bund allemand à dix ans diminue de 12 points de base, à -0,345%, et celui de l’OAT française de même échéance se détend de 28 points de base, à 0,054%.
Dans un communiqué, la BCE a déclaré qu’elle achèterait 750 milliards d’euros d’actifs des secteurs public et privé au moins jusqu'à la fin de l’année, et peut-être au-delà. Ces achats - baptisés Programme d’achat d’urgence pandémique, PEPP - porteront notamment sur la dette souveraine grecque, qui était exclue des précédents programmes d’achat d’obligations de la BCE.
Les rendements avaient fortement progressé mercredi en zone euro, les investisseurs se montrant déçus par les mesures de relance adoptées jusque-là par les gouvernements nationaux, l’Union européenne et la BCE.
Dans son communiqué de mercredi soir, la BCE a suggéré qu’elle pourrait modifier les limites qu’elle s’est elle-même imposées pour son programme d’achat d’obligations, brisant ainsi un tabou de longue date. Cela pourrait lui donner la possibilité d’acheter plus d’un tiers de l’encours de dette d’Etats comme l’Italie.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
L’inflation a légèrement augmenté en zone euro en juillet, moins rapidement que dans l’Hexagone. Dans les deux cas, la hausse des prix est notable dans les services - en parallèle du rebond des prix dans l’énergie - ce qui devrait renforcer les arguments en faveur d’une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) en septembre.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit