La livre chute après le discours de Theresa May
La livre sterling a creusé ses pertes à la suite de l’allocution de Theresa May dans laquelle la Première ministre britannique qui a évoqué la possibilité qu’aucun accord ne soit conclu entre Londres et Bruxelles sur les conditions du Brexit. La devise britannique, qui évoluait déjà en baisse, a perdu 1,4% face au dollar et 1,1% face à l’euro après le discours. Il s’agit de son plus fort repli en séance depuis onze mois face au dollar et depuis cinq mois face à l’euro.
La Première ministre a réclamé vendredi à l’Union européenne de proposer une alternative à ses propres propositions sur le Brexit et prévenu qu’elle n’accepterait jamais un démantèlement du Royaume-Uni en parlant de la question de la frontière entre l’Irlande du nord et l’Eire.
«L’UE ne nous propose toujours que deux options», a regretté Theresa May. «La première option impliquerait que le Royaume-Uni reste dans l’Espace économique européen et dans une union douanière avec l’UE. En anglais courant, cela signifierait que nous devrions toujours nous conformer à toutes les règles européennes, qu’une immigration incontrôlée depuis l’UE continuerait et que nous ne pourrions pas négocier les accords commerciaux que nous voulons avec d’autres pays. (...). Cela reviendrait à se moquer du référendum que nous avons organisé il y a deux ans», a-t-elle indiqué.
«La seconde option serait un accord de libre échange basique pour la Grande-Bretagne qui introduirait des contrôles à la frontière entre la Grande-Bretagne et l’UE. Mais pire encore, l’Irlande du Nord demeurerait dans les faits dans l’union douanière et ferait partie du marché unique, économiquement séparée de manière permanente du reste du Royaume-Uni par une frontière en mer d’Irlande (...). C’est une chose que je n’accepterai jamais, une chose qu'à mon avis aucun Premier ministre britannique n’acceptera jamais», a lancé Theresa May.
Elle a réaffirmé qu’elle privilégiait une sortie de l’UE avec un accord sur les modalités de ce divorce mais a redit dans le même temps qu’elle préférait «une absence d’accord à un mauvais accord».
Plus d'articles du même thème
-
L'euro face au paradoxe des taux
Comme chaque semaine, retrouvez l'analyse de DeftHedge sur le marché des changes. -
Deutsche Börse échapperait à une supervision européenne obligatoire
Berlin a obtenu une dérogation pour que la place boursière allemande puisse rester sous le contrôle de son régulateur national, selon le Financial Times. -
«Nous anticipons une appréciation du yen d'ici à la fin de l'année»
Evelyn Herrmann, économiste Europe chez Bank of America
ETF à la Une
WisdomTree dévoile un ETF sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’intelligence artificielle
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Belfius rachète Leocare et intéresserait le Crédit Agricole
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Garance s’ajoute à la liste des mutuelles dans la tourmente
Contenu de nos partenaires
-
Ecce écoPouvoir d’achat : un peu d’ambition pour la présidentielle !
Une vraie politique de pouvoir d’achat doit avoir pour ambition d’augmenter la taille du gâteau, c’est-à-dire de créer davantage de richesse -
TribunePourquoi Jean-Luc Mélenchon est l’antithèse de Jean Moulin
Pour le politiste, il y a « quelque chose d’obscène » à voir l'insoumis agiter le drapeau de l’« antifascisme », en faisant croire à une jeunesse authentiquement anti-RN qu’il s’inscrit dans la lignée des grands résistants. Une posture qui servirait, selon lui, à « couvrir une complicité bien établie avec le régime poutinien » -
Identités« Eux et nous », dépasser le manichéisme
Cette façon de poser le débat est caractéristique du populisme qui désigne des « ennemis du peuple », un peuple qu’il prétend représenter, un peuple pur, qui serait totalement homogène, qu’ils opposent aux élites qui l’ont trahi