Baisser le ton est souvent le début de la sagesse : à Salzbourg, où l’Union européenne a tenu sommet, la volonté de ne rien envenimer dans les relations avec le futur ex-membre qu’est le Royaume Uni était évidente. Reste à la transformer en avancée, mais sur ce point, aucune n’est pour l’heure perceptible.
Du coup, l’Union s’est donnée la mi-novembre pour date-butoir. Deux mois pour éviter un « hard Brexit » unanimement jugé catastrophique, c’est très peu.
Deux questions principales, aussi cruciales l’une que l’autre, demeurent encore sans solution. S’agissant de l’Irlande du nord, Londres ne veut pas entendre parler de tout ce qui pourrait ressembler à une scission commerciale de son territoire, pour atteinte à sa souveraineté.
Pour ses partenaires, laisser l’Ulster dans le marché unique est pourtant la seule voie permettant d’éviter la réintroduction d’une frontière en dur, dont Dublin ne veut à aucun prix.
S’agissant de la demande de Theresa May de laisser les biens dans le marché unique mais d’en sortir les services, elle n’a guère séduit non plus. Emmanuel Macron ne s’est pas fait faute de rappeler l’intangibilité des quatre piliers de l’Union : libertés de circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux.
Les principes résisteront-ils à la politique ? Notons en tout cas deux faits nouveaux qui devraient avoir des suites. D’abord Michel Barnier a parlé d’une « amélioration » de l’offre européenne concernant l’Irlande du Nord. On n’en sait pas plus mais cette déclaration n’a sûrement pas été faite par hasard.
Ensuite, contrairement à leur engagement, les ‘Brexiters’ conservateurs résolus se sont avérés incapables de produire leur propre plan de sortie de l’Union, tant leurs divergences demeurent profondes. De quoi peut-être élargir le champ de politique intérieure du Premier ministre. Ce n’est pas rien.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
Deux salles, deux ambiances mais un point commun: une crise de gouvernance et une bataille rangée. Chez la Mutuelle des métiers de la justice (MMJ) comme chez Just, des difficultés stratégiques d'origines différentes font imploser un «modèle» de gouvernance mutualiste unique en son genre.
Le producteur d'ingrédients culinaires a obtenu un refinancement transfrontalier de plus de 2 milliards d'euros. L’opération montre la confiance des investisseurs envers Solina mais témoigne également d'un changement de stratégie de la part du sponsor Astorg, qui avait tenté de vendre l'entreprise l'année dernière.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Fervent trumpiste, le président Karol Nawrocki, en guerre larvé avec le gouvernement polonais, a obtenu un traitement de faveur crucial de la Maison-Blanche