De nouvelles volte-face de Donald Trump sur la Fed et la Chine rassurent les marchés
Le président américain a annoncé qu’il ne renverrait pas le président de la Fed après avoir laissé entendre le contraire. Une désescalade semble également se profiler avec la Chine.
Les marchés américains ont nettement rebondi le 22 avril
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A quelques jours des funérailles du pape François, le temps semble à l’apaisement du côté de l’administration Trump. Après s’en être pris violemment au président de la banque centrale américaine, la Fed, Donald Trump a indiqué à des journalistes qu’il n’avait «aucune intention de le renvoyer» même s’il espérait le voir plus actif en matière de baisses des taux d’intérêt.
Lundi, les menaces contre Jerome Powel, qui constituait tout autant des menaces contre l’indépendance de la Fed, avaient fait chuter les marchés américains.
Le lendemain, ils ont nettement rebondi, aidé par cette nouvelle volte-face du président américain mais aussi par des propos de son secrétaire au Trésor, Scott Bessent, qui a jugé à l’occasion d’un évènement organisé par JPMorgan qu’il y aurait une désescalade entre la Chine et les Etats-Unis sur le sujet des droits de douane «à très court terme» qui constituerait un «soulagement» pour les marchés. Il a estimé que la situation actuelle, avec des taux américain de 145% et chinois de 125%, n’était pas soutenable.
De son côté, Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il serait très conciliant dans les négociations avec Pékin et que les droits de douane sur les importations en provenance de Chine diminueraient considérablement après un accord, mais sans atteindre zéro.
Vers une normalisation ?
Après des semaines d’incertitudes et de déclarations spectaculaires de la Maison-Blanche, cette double reculade semble marquer un pas supplémentaire vers une certaine normalisation qui rassure les investisseurs.
Après avoir déjà gagné 2,5% mardi, le S&P 500 bondissait de 3,4% de ce 23 avril dans l’après-midi. Le marché des taux se détend également sensiblement. Le rendement de l’obligation américaine à dix ans perdait plus de 10 points de base par rapport à son pic de la veille, à 4,44%. Le dollar a également regagné l’ensemble du terrain perdu en début de semaine.
A l’inverse, l’or refluait nettement. L’once valait 3.286 dollars mercredi après avoir franchi les 3.500 dollars mardi en début de journée.
En Europe, les Bourses ont également poursuivi leur rebond initié la veille en fin de séance. Peu après 16h30, l’Euro Stoxx 50 gagnait 3,1%, le CAC 40 montait de 2,6% et le Dax grimpait de 3,3%.
L’endettement public américain - celui de l’Etat fédéral - vient de franchir cette barre, à 40.047 milliards de dollars, au moment où le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cherche à éviter un dérapage sur les taux. Elle a doublé depuis le premier mandat de Donald Trump.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
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