Banca Leonardo unifie ses structures à travers l’Europe
Banca Leonardo fait évoluer son organisation en vue d’unifier ses structures à l’échelle européenne. La banque italienne, qui dispose de bureaux dans huit pays (France, Italie, Espagne, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse et Suède), a ainsi associé ses banquiers conseils au capital d’une holding européenne basée en Belgique et dans laquelle elle détient une part majoritaire.
«Ce partnership, qui a été mis en place cet été, entérine le fait que les différentes entités européennes forment une même équipe. En France, un tiers des banquiers, sur une équipe de quarante, sont associés», explique à L’Agefi Patrick Maurel, qui vient d’être nommé co-président du directoire du bureau français.
En France, la filiale vient en effet de faire évoluer son modèle, qui se calque désormais sur celui de ses consœurs. Alors que les activités de conseil étaient dans l’Hexagone scindées en deux entités, respectivement dédiées aux moyennes entreprises (entre 50 et 300 millions d’euros de valorisation) et aux grandes (jusqu’à 500 millions d’euros, voire au-delà), celles-ci ont été fusionnées, offrant une couverture globale à l’image des autres équipes européennes. Le bureau français reprend par ailleurs le nom unique de ses consœurs, à savoir Leonardo & Co.
Cette évolution s’accompagne d’une refonte de la gouvernance. Ayant auparavant un statut de société par actions simplifiée à conseil d’administration, présidée par l’ancien patron du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade et dirigée par Patrick Maurel, le bureau français se dote d’une structure à conseil de surveillance et directoire. A cette occasion, Jean Peyrelevade devient président non exécutif du conseil de surveillance.
Patrick Maurel en prend la direction opérationnelle aux côtés d’une nouvelle recrue de choix, Laurence Danon. Après avoir été présidente du Printemps et membre du comité exécutif de PPR, Laurence Danon avait rejoint le groupe LCF Rothschild en 2007 avant de devenir présidente du directoire d’Edmond de Rothschild Corporate Finance en 2009.
En dépit d’une conjoncture difficile, «l’année 2012 s’est révélée active avec 26 opérations réalisées en France, contre 38 en 2011, année qui avait constitué un excellent millésime. La situation sera plus difficile en 2013. Cependant, notre pipeline, bien que moins conséquent que l’an passé, est de très bonne qualité», indique Patrick Maurel.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit