« Un cabinet doit aussi incarner une attractivité humaine »
Les cabinets d’avocats sont nombreux à tester des approches différentes en matière de recrutement. Cela répond à quel besoin ?
Cela tient principalement au fait qu’aujourd’hui, un cabinet doit incarner une attractivité qui ne vient pas seulement de sa puissance économique ou de sa réputation liée à son expertise, mais également de ses qualités relationnelles et humaines. Grâce à ces initiatives qui se déroulent parfois « à domicile », les candidats peuvent avoir un aperçu de la manière dont le cabinet fonctionne et est agencé, et cela en dit long sur la fluidité des relations en interne. L’espace raconte quelque chose.
Est-ce une nouvelle forme de communication de la part des cabinets ?
Oui, c’est une manière de dire : « Regardez ce que nous sommes ». Tous les candidats ne seront pas recrutés, mais tous auront eu avec ce cabinet une expérience plus complète qu’un simple entretien dans un bureau. Dans le chapitre du rapport intitulé « La symétrie des attentions », nous évoquons cette idée selon laquelle un cabinet se doit de mettre en œuvre en interne les valeurs qu’il défend à l’extérieur. Aujourd’hui, avec internet, on sait de plus en plus comment un cabinet fonctionne en interne. Cette symétrie des attentions est donc primordiale.
En ce qui concerne les formations complémentaires, que révèle cette multiplication d’initiatives de la part des cabinets ?
Cela reflète un retard et une inadaptation énormes en matière de formation initiale. Désormais, en plus d’être des experts dans notre domaine, nous devons tous devenir des managers connaissant le marketing et la gouvernance. Dans le rapport, nous proposons d’en établir les bases dans le cadre de la formation initiale. La profession devrait ensuite proposer un parcours du jeune avocat non obligatoire qui permettrait d’acquérir des expertises complémentaires telles que le business development, la gestion de projets, l’identité numérique et l’entrepreneuriat, en vue de développer également la confiance en soi.
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