UBS augmente la rémunération de ses actionnaires
Le patron du géant suisse n’est pas le seul à bénéficier d’une hausse de revenus. Alors que la rémunération de Sergio Ermotti a atteint 14,4 millions de francs suisses (15,9 millions d’euros) en 2023, contre 12,6 millions pour son prédécesseur, UBS a également annoncé une hausse du retour à ses actionnaires.
A partir du 3 avril, la banque lancera un programme de rachat d’actions de 2 milliards de dollars qui devrait s’étendre sur une période de deux ans, soit jusqu’au 2 avril 2026. Sur la base du prix de clôture de l’action UBS le 27 mars dernier et du taux de change francs suisses/dollars en vigueur à cette date, ce plan représenterait l’acquisition de 64,1 millions d’actions, soit 1,85% du capital.
Déjà 1 milliard annoncé
Ce nouveau programme inclut un plan d’un milliard de dollars déjà annoncé par la société en février dernier, a confirmé UBS à L’Agefi. A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, la banque suisse avait en effet indiqué qu’elle prévoyait de racheter pour 1 milliard de dollars de ses propres titres cette année, après la finalisation de la fusion avec Credit Suisse, prévue à la fin du premier semestre.
Le groupe a par ailleurs confirmé son ambition de renouer avec des rachats d’actions plus important que leur niveau d’avant l’acquisition de Credit Suisse d’ici 2026. Dans le cadre d’un programme lancé en mars 2022, la banque a acquis 298,5 millions de titres pour 5 milliards de francs suisses représentant 8,62% du capital. Un bonne partie des actions reprises, soit 178 millions de titres, a toutefois été utilisée dans le cadre du rachat de son compatriote alors qu’elles devaient initialement être annulées.
A lire aussi : UBS se donne deux ans avant de profiter du rachat de Credit Suisse
Plus d'articles du même thème
-
André Lévy-Lang, l'homme qui voulait que la science serve le monde
Avec la disparition d'André Lévy-Lang, à l'âge de 88 ans, s'éteint une figure singulière de la finance française, un homme qui aura su conjuguer exigence intellectuelle, rigueur scientifique et vision du bâtisseur, se souvient Marie Brière, directrice générale de l'Institut Louis Bachelier. -
Les perspectives des banques françaises s'assombrissent
Les résultats financiers des banques françaises ont été très solides au premier semestre. Pour autant, il n’y a pas de quoi pavoiser selon Fitch Ratings qui maintient une perspective négative sur le secteur pour 2026. En cause : plusieurs facteurs de risques auxquels le Crédit Mutuel Alliance Fédérale apparaît plus exposé que les autres. -
Revolut se soumet au superviseur français pour crédibiliser son modèle
L'agrément de plein exercice obtenu auprès de l'ACPR et de la BCE donne à la néobanque un gage de sérieux auprès des clients comme des investisseurs. Elle doit également lui permettre de libérer un potentiel de croissance important.
ETF à la Une
L&G AM lance le premier ETF UCITS exclusivement dédié aux obligations d’Etat africaines
Contenu de nos partenaires
-
Effets en cascadeAgriculture française : le scénario du pire
La France souffrira longtemps cet été cataclysmique pour son agriculture. Les ravages ne vont pas toucher seulement les finances des agriculteurs et la pérennisation de leurs exploitations, mais toute l'économie française, durablement -
RéservesMédecins libéraux : l'inquiétude grandit sur l'avenir de leur retraite complémentaire
Un prochain décret pourrait réduire les ressources de la caisse autonome chargée des retraites complémentaires des praticiens -
Tête dureIran : Mojtaba Khamenei, toujours invisible, renforce la radicalité du régime
Le nouveau Guide suprême a effectué ses premières nominations majeures, donnant une place encore plus centrale aux Gardiens de la révolution