UBS relève ses objectifs de réduction de coûts
Le contraste avec les autres banques européennes est flagrant mais il était attendu. UBS a enregistré une perte nette de 279 millions de dollars au quatrième trimestre en raison notamment des coûts liés à l’intégration de Credit Suisse et à des pertes dues à l’investissement dans Six Group.
Cette perte est toutefois inférieure aux attentes des analystes, qui anticipaient en moyenne -285 millions de dollars. Sur l’ensemble de l’année, la banque a engrangé un profit net de 29 milliards de dollars grâce à un important écart d’acquisition négatif (badwill) lié au rachat de Credit Suisse.
Les dirigeants d’UBS ont revu en hausse leur objectif de réduction de coûts à 13 milliards de dollars d’ici fin 2026 contre 10 milliards précédemment. Ils proposent un dividende de 0,7 dollar par action, en hausse de 27%, et prévoient de reprendre un programme de rachat d’actions qui pourrait atteindre 1 milliard de dollars au second semestre 2024. L’objectif est de dépasser, dès 2026, les sommes qui étaient consacrées à ce type de plan avant la reprise de Credit Suisse. En 2022, le groupe avait annoncé un programme de 6 milliards de dollars sur deux ans avant de le mettre en pause en raison de l’opération de sauvetage de son rival. Malgré cela, le cours d’UBS affichait une baisse de plus de 3% en Bourse mardi en début d’après midi.
5.000 milliards d’ici 2028
La banque d’investissement d’UBS a enregistré une perte avant impôts de 169 millions de dollars sur les trois derniers mois de l’année, mais devrait redevenir rentable au premier trimestre «grâce à l’amélioration de l’activité sur le marché, à l’augmentation du pipeline bancaire et aux progrès réalisés en matière d’intégration», a indiqué le groupe.
La banque suisse a par ailleurs confirmé ses principaux objectifs financiers et en a fixé de nouveaux, notamment l’ambition pour sa branche de gestion de fortune de porter les actifs investis à 5.000 milliards de dollars d’ici à 2028, contre 3.850 milliards de dollars actuellement. Elle vise également un afflux net de nouveaux actifs de 200 milliards de dollars par an d’ici à 2028. Les clients ont confié à la banque 77 milliards de dollars de nouveaux actifs nets depuis l’acquisition de Credit Suisse.
«Grâce à l’augmentation de l'échelle et des capacités de nos principales franchises clients et à une meilleure discipline en matière de ressources, nous favoriserons une croissance durable à long terme et des rendements plus élevés», a déclaré le directeur général Sergio Ermotti dans un communiqué.
(Avec Reuters)
A lire aussi : La Société Générale annonce des coupes historiques dans ses effectifs à La Défense
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
Le Lloyd’s reste solide et maintient ses perspectives 2026
Le syndicat du Lloyd’s de Londres, marché spécialisé de l’assurance et de la réassurance, continue d’afficher une bonne performance financière. Toutefois, l’environnement tarifaire plus concurrentiel et la gestion désormais simultanée de plusieurs menaces géopolitiques, cyber ou réglementaires changent les règles du jeu. -
Broadcom confirme l'engouement pour ses puces IA sans vraiment convaincre
Le fabricant de puces pour l'intelligence artificielle a relevé ses perspectives pour 2027 et 2028 mais ses prévisions pour les prochains mois ont déçu les investisseurs.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Qonto fait le ménage dans ses comptes clients en pleine demande de licence bancaire
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libreRedonner de la puissance d’action à la démocratie
Une époque de rupture exige de redonner à la démocratie la capacité d’agir, de durer et de peser -
Mistral AI lève des milliards, Bercy s’inquiète : le paradoxe de la souveraineté numérique
Mistral est en passe de finaliser une levée record avec des géants étrangers, ce qui doublerait sa valorisation. Pour la France, la souveraineté numérique française et européenne ne peut pas reposer sur une seule entreprise -
« Pourquoi pas » : Sarah Knafo n'exclut pas de participer à un gouvernement Bardella
L’eurodéputée Reconquête ne ferme pas la porte à une alliance de gouvernement avec le Rassemblement national, contre lequel le parti d'Eric Zemmour avait pourtant ferraillé lors de la présidentielle de 2022.