Trois caisses du Crédit Agricole ont migré avec succès sur le programme Nice
«Le projet informatique le plus important d’Europe de la décennie !» C’est ainsi que la Fédération du Crédit Agricole présente son programme Nice, pour «Nouvelle informatique convergente et évolutive», qui d’ici à 2014 devrait mettre à la disposition des 39 caisses régionales une informatique de distribution unique et souple permettant notamment de poursuivre une opération interrompue sur tous les canaux existants et de créer un poste de travail unifié pour les conseillers et pour les clients.
Démarré en 2010, Nice vient de franchir une étape décisive en mai et juin avec la migration vers la version 1 de trois caisses régionales : Ile-de-France (Cadif), puis Franche-Comté et Ille-et-Vilaine. Leur particularité : elles sont issues de systèmes d’information régionaux différents de celui qui a servi de souche à Nice, autrement dit cette migration est une vraie révolution pour leur personnel qui doit s’approprier un outil de travail différent à l’issue d’un court week-end d’une bascule très préparée. Ces trois caisses ont par ailleurs bénéficié de l’aide des banques régionales issues d’AMT, le système d’information souche, et ayant déjà basculé vers la V1 de Nice en octobre dernier.
L’ensemble des banques passées sous version 1 ont déjà quelques avantages tangibles : un nouveau process crédit habitat dématérialisé, un accès multicanal unifié, la possibilité d’offrir un compte à composer (au lieu d’un package pré-établi) et, plus technique, la téléphonie sous IP. Cette nouvelle étape test confirme donc que le projet est sur de bons rails et que les 29 migrations à venir, prévues entre novembre 2012 et novembre 2013, devraient tirer bénéfice des anomalies identifiées qui seront corrigées lors de l’industrialisation du processus de bascule. Enfin, la version 2 de Nice, aujourd’hui en cours de développement, sera déployée à partir d’avril 2013 auprès des premières caisses passées sous V1.
Le coût du projet Nice est estimé à 500 millions d’euros sur cinq ans et vise à réaliser 750 millions d’euros d’économies, soit le budget annuel des cinq anciens GIE informatiques. Parmi les 2.500 salariés de ces cinq structures, 1.500 travaillent pour CA Technologies ou pour CA Services, les nouvelles filiales chargées de l’informatique des caisses, 500 sont retournés dans les caisses régionales et 500 sont partis à la retraite.
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