Scor bénéficie pleinement de l’intégration de Transamerica Re
La progression est impressionnante, surtout dans le contexte actuel: le résultat net de Scor au troisième trimestre a progressé de 70% par rapport à l’année précédente, à 188 millions d’euros. La performance compense un mauvais début d’exercice, marqué par les catastrophes naturelles en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.
Cette embellie provient de l’activité de réassurance du risque de mortalité de Transamerica Re, acquise en avril et intégrée dans les comptes à partir du 9 août. Les détails financiers définitifs de la transaction ont révélé quelques bonnes surprises: Scor a enregistré un profit d’acquisition (badwill) de 114 millions d’euros, résultant de la différence entre le prix d’acquisition (646 millions) et la valeur nette des actifs acquis (760 millions d’euros). «Le prix s’est révélé environ 40 millions inférieur à ce que nous pensions. Cela montre que l’argent a été bien dépensé», souligne un analyste.
Retraité de 13 millions d’euros de frais, mais bonifié par sept millions de résultat des activités intégrées, l’apport final de Transamerica Re se chiffre en définitive à 108 millions d’euros sur le bénéfice net de Scor, qui aurait donc reculé de 28% sans cette acquisition.
Cela dit, en raison des turbulences des marchés actions, le réassureur a également dû déprécier ses portefeuilles de 38 millions d’euros, un montant somme toute modeste. «Anticipant les turbulences des marchés, Scor a choisi de réduire considérablement son exposition aux actions à la mi-juin», indique le groupe. L’exposition aux actions a été réduite de quatre points de pourcentage depuis le premier trimestre et ne représentait plus que 6% des actifs investis au 30 septembre 2011.
En outre, Scor n’a aucune exposition souveraine aux obligations d’Etats dits périphériques (Grèce, Italie, Irlande, Portugal et Espagne). Les 10 premières expositions souveraines représentent un montant supérieur à 3,4 milliards d’euros, dominées par les dettes américaine (pour 906 millions), allemande (647 millions) et française (457 millions).
«Avec ou sans Transamerica, les comptes de Scor sont de bien meilleure facture en comparaison de ses concurrents. Munich Re, qui est fortement exposé à la Grèce et à l’Italie, a vu son bénéfice chuter de 63%», rappelle un analyste. Le ratio combiné de Scor Global P&C (dommages) augmente de 2,2 points, à 94,8%. Un niveau qui a également rassuré.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre -
Etats-Unis : Pete Hegseth dans l’œil du cyclone après la déroute républicaine aux midterms
Artisan de la guerre en Iran, qui a lourdement pesé dans la déroute républicaine aux élections de mi-mandat, Pete Hegseth pourrait faire l’objet d’un vote de mise en accusation dès la semaine prochaine. Donald Trump assure vouloir conserver son chef du Pentagone, mais s’interrogerait en coulisses sur l’opportunité de le remplacer