L’Esma va adapter le régime des pas de cotation
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a lancé vendredi une consultation sur le régime des pas de cotation (tick-size), c’est à dire l'écart minimal permis entre deux prix. Objectif: éviter des distorsions pour les instruments dont le gros des transactions s’effectue sur des plates-formes situées en-dehors de l’Union européenne.
La directive MIF 2 a harmonisé les pas de cotation pour mettre fin à la course à la réduction des tick-size engagée par les plates-formes de trading, qui finissait par polluer le carnet d’ordres. Le nouveau régime s’appuie sur le nombre de transactions constatées sur le marché jugé comme le plus liquide dans l’Union européenne. Un système pas forcément adapté aux instruments traités surtout dans des pays tiers. «Dans de tels cas, le pas de cotation obligatoire peut être calculé à partir d’un niveau de liquidité sous-estimé, et les plates-formes de l’UE peuvent se voir soumises à des pas de cotation minimums qui sont plus larges que ceux applicables à des plates-formes non-UE», explique l’Esma. C’est le cas par exemple d’un certain nombre d’actions de groupes suisses cotés sur SIX, comme Julius Baer, Richemont ou Swiss Re. La liquidité a alors tendance à se déplacer vers les plates-formes situées dans les pays tiers.
L’Esma propose donc d’amender les règles pour tenir compte de cette situation dans la fixation des pas de cotation. Les professionnels ont jusqu’au 7 septembre pour répondre à la consultation.
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