Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Les cours des banques européennes chutent fortement en Bourse en raison de la hausse des rendements des obligations souveraines.
- L’indice Euro Stoxx Banks a perdu près de 4 %, tandis que des établissements comme la Société Générale ont reculé de 6 %.
- Ce rebond des taux, avec un rendement français à dix ans grimpant à 4,92 %, est notamment porté par un baril de pétrole à plus de 102 dollars.
Les banques repartent à la baisse en Bourse. Après une accalmie de quelques jours, les établissements de crédit sont de nouveau emportés par la flambée des taux des obligations souveraines.
Mercredi, l’indice Euro Stoxx Banks perdait près de 4%, à un plus bas depuis début juillet. En un mois, il abandonne désormais plus de 9%. L’ensemble des banques est touché. En France, la baisse est particulièrement marquée. Peu après 16h, la Société Générale chutait de 6%, BNP Paribas de 4,6% et le Crédit Agricole de 4,2%. En Allemagne, Deutsche Bank et Commerzbank abandonnaient respectivement 5% et 2,7% tandis qu’Intesa Sanpaolo et UniCredit reculaient de plus de 4% à Milan et Banco Santander de 3,3% à Madrid. Londres n’est pas épargnée, HSBC s’affaissant de 4,1%.
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Hausse des taux
Ces chutes ont été enclenchées par le rebond des rendements souverains en Europe et aux Etats-Unis. Le taux français à dix ans grimpait de 16 points de base (pb), à 4,92%, approchant de son sommet touché le 2 octobre à plus de 5%. Le rendement italien gagnait également 15 pb, à 4,69%, le taux britannique montait de 6 pb, à 5,46% et le rendement américain 4 pb, à 5,33%. Seul le taux allemand était quasiment stable, à 3,5%.
Ce rebond est notamment porté par la hausse du prix du pétrole qui est repassé au-dessus de 102 dollars le baril mercredi après-midi. De nouvelles attaques des Houthis du Yémen et l’arrivée d’une tempête aux Etats-Unis font craindre pour l’approvisionnement mondial en or noir.
La flambée des taux souverains pourrait entraîner des pertes sur les obligations d’Etat détenues par les banques mais également perturber le marché immobilier, augmenter les taux de défaut des entreprises et, plus globalement, peser sur la croissance économique de la zone euro.
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