La Société Générale lance sa coentreprise avec AllianceBernstein sur les marchés actions
La Société Générale et le spécialiste américain de la gestion d’actifs et de la recherche AllianceBernstein ont annoncé mardi le lancement officiel de leur coentreprise Bernstein, regroupant leurs activités de «cash» actions et de recherche actions.
«La création de Bernstein marque une étape historique pour les deux organisations, après l’annonce initiale du projet de création de coentreprise en novembre 2022", a indiqué la banque dans un communiqué.
«Le lancement de Bernstein s’inscrit pleinement dans les priorités stratégiques de Société Générale, qui vise à promouvoir les activités performantes et durables avec l’ambition de générer des résultats réguliers, basés sur des commissions», a ajouté la banque française. «L’impact sur le ratio CET1 du groupe est inférieur à 10 points de base», a précisé la Société Générale.
A lire aussi : La Société Générale veut regagner du galon dans le courtage actions
750 salariés
La Société Générale détient 51% de Bernstein, qui fournit aux investisseurs institutionnels, aux entreprises et aux institutions financières «des conseils en investissement sur les marchés actions nord-américains, européens et d’Asie-Pacifique, ainsi qu’un accès inégalé à la liquidité et à une technologie de pointe en matière d’exécution», a précisé la banque française. Au bout de cinq ans, Société Générale aura la possibilité de monter à 100% du capital de la coentreprise.
Avec plus de 750 salariés au service de clients dans le monde entier, Bernstein s’organise autour de deux véhicules juridiques distincts, avec un siège social à New York couvrant l’Amérique du Nord et un siège social à Londres pour l’Europe et l’Asie.
Robert van Brugge a été nommé directeur général de Bernstein, tandis que Stéphane Loiseau devient directeur général adjoint de la coentreprise. Robert van Brugge était directeur général d’AB Bernstein Research Services depuis 2011, alors que Stéphane Loiseau était directeur de l’activité cash actions de Société Générale depuis 2021.
Plus d'articles du même thème
-
EXCLUSIFLe Crédit Agricole a injecté au total plus d’un milliard d’euros dans BforBank
La banque en ligne a bouclé l’année 2025 avec une perte de 155 millions d’euros, creusée de 10 millions par rapport à celle de 2024. Son actionnaire lui a apporté 170 millions d’euros de capital au premier semestre, et un peu plus d’un milliard au total depuis 2008. -
Le secteur de la banque privée aiguise les appétits en Espagne
Le rachat de 40 % de la banque privée espagnole Singular Bank par ING le 6 juillet illustre l'intensification de la bataille que se livrent les banques pour séduire les plus grandes fortunes. Les family offices sont devenus le nouveau terrain d’affrontement des banques domestiques. -
La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
Le gouvernement va augmenter le taux des livrets réglementés à partir d’août prochain en raison du regain d’inflation des derniers mois. Un mouvement qui ne fera pas les affaires des banques.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon