La Société Générale a été portée par sa banque de détail au troisième trimestre
Avec des revenus en hausse et des coûts en baisse, la Société Générale affiche une rentabilité légèrement meilleure que prévu et s’estime bien positionnée pour atteindre l’ensemble de ses cibles financières à la fin de l’exercice 2025.
Sur les neuf premiers mois de l’année, les revenus du groupe se sont élevés à 20,5 milliards d’euros, en hausse de 6,7% hors cessions d’actifs, soit au-dessus de la cible annuelle fixée à 3%. En parallèle, les efforts d'économies ont été poursuivis et les coûts s’inscrivent en baisse de 2,2%, mieux donc que la cible de diminution initiale de 1%. En conséquence, le coefficient d’exploitation a diminué à 63,3% contre une cible à 65% et globalement en ligne avec le consensus des analystes qui tablait sur 63,1%. La rentabilité, elle, s’est encore améliorée avec un rendement sur fonds propres tangible (ROTE) de 10,5%, contre une cible à 9% et un consensus à 8,9%.
La marge nette d’intérêt progresse encore
Sur le seul troisième trimestre, le produit net bancaire s’est inscrit en hausse de 3% (hors cessions d’actifs) à 6,6 milliards d’euros et le coefficient d’exploitation est tombé à 61%. Le résultat net part du groupe a atteint 1,5 milliard d’euros, au-dessus du consensus qui misait sur 1,3 milliard d’euros pour le trimestre et le ratio CET1 s’établit à 13,7%.
Ces résultats sont soutenus en bonne partie par le pôle banque de détail en France, banque privée et assurances dont les activités continuent de profiter du redressement de la marge nette d’intérêt qui a progressé de 4,7% sur le trimestre. BoursoBank, après avoir passé le cap des 8 millions de clients en juillet a continué sur sa lancée et gagné encore 400.000 nouveaux clients ce trimestre. Au global, les revenus du pôle ont atteint 2,3 milliards d’euros en amélioration de 4,5%, hors cessions d’actifs, par rapport à la même période un an plus tôt.
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Une performance moindre sur le trading actions
Contrairement aux banques américaines, la banque de la Défense ne bénéficie pas de la même dynamique sur les activités de marché notamment les métiers actions. Malgré une bonne dynamique commerciale sur les dérivés, les revenus des métiers actions s’inscrivent en baisse de 6,7% sur le trimestre alors que le troisième trimestre 2024 avait été exceptionnel.
Ceci en raison d’effets de base liés à la comptabilisation de réserves pour marges différées mais aussi à des vents contraires sur le taux de change euro-dollar. De plus, la Société Générale dispose d’activités de trading au comptant et de courtage plus faibles que ses concurrentes américaines. Or, ce sont ces deux activités qui ont le plus profité d’une volatilité favorable sur le trimestre. Ainsi, les revenus du pôle banque grande clientèle et solutions investisseurs n’ont augmenté que de 1,6%, à 2,5 milliards d’euros.
Les activités du pôle mobilité, banque de détail et services financiers à l’international voient également leurs revenus reculer de 6,2% sous l’effet notamment de la poursuite de la simplification du portefeuille international avec la finalisation des cessions africaines en Guinée Conakry et en Mauritanie.
Un coût du risque sous surveillance
Même si sur neuf mois le coût du risque reste contenu à 26 points de base, soit dans la fourchette basse de la cible fixée entre 25 et 30 points de base, on notera tout de même une tendance haussière sur le trimestre pour la banque de détail en France et sur un an pour la banque d’investissement.
Sur le pôle banque de détail en France, banque privée et assurances, il est ressorti à 189 millions d’euros, soit 33 points de base, contre 25 points de base au deuxième trimestre. Dans la branche banque grande clientèle et solutions investisseurs, le coût du risque a atteint 51 millions d’euros, soit 13 points de base contre 7 points de base à la même période un an plus tôt.
En réaction à ces annonces, le titre Société Générale a clôturé en recul de 3,6% jeudi après avoir débuté la séance dans le vert. Il gagne encore près de 100% depuis le début de l’année.
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