HSBC clame son attachement à la Chine tout en cédant ses titres Ping An
HSBC tourne la page Ping An. La banque britannique a annoncé cette nuit la signature d’un accord avec le groupe thaïlandais Charoen Pokphand pour lui céder sa participation de 15,6% au capital de l’assureur chinois coté à Hong Kong. A raison de 59 dollars locaux par titre, représentant une prime de 2% par rapport au cours de clôture d’hier mardi, HSBC recevra l’équivalent à 7,2 milliards d’euros. Cela en plusieurs tranches au gré de l’approbation par le régulateur chinois, la première devant intervenir le 7 décembre pour un cinquième du montant total. HSBC souligne que la banque publique China Development Bank participe au financement de l’opération, la deuxième plus importante dévoilée cette année par un intervenant asiatique selon Reuters après celle de 11,5 milliards envisagée par le chinois Cnooc visant le canadien Nexen.
La transaction était attendue, après que la banque britannique a reconnu le mois dernier mener des pourparlers. Elle permet à HSBC de franchir une étape importante dans son programme d’austérité engagé à l’échelle planétaire, Bloomberg assurant qu’il s’agit de la trente-septième cession d’actifs jugés non stratégiques conclue par le directeur général Stuart Gulliver. Contrainte, la transaction solde tout de même une fructueuse aventure financière, HSBC ayant dépensé l’équivalent de 1,3 milliard d’euros pour bâtir sa position entre 2002 et 2005.
Si HSBC se désengage de Ping An, renonçant aux promesses du marché chinois de l’assurance (dont la croissance annuelle s’est élevée à 20% au cours de la dernière décennie), Stuart Gulliver a tenu à marteler au sein du communiqué le profond attachement du groupe bancaire à la Chine.
HSBC entend bien selon le dirigeant concentrer ses efforts dans le pays sur le développement grâce à la croissance interne dans le cadre d’un partenariat stratégique avec Bank of Communications (BoCom). La banque britannique détient actuellement 19,9% de cette dernière, nombre d’observateurs estimant que cette participation, valorisée à environ 7,8 milliards d’euros, pourrait elle aussi faire les frais des vœux de rigueur de HSBC. La déclaration de son directeur général ne lève pas le doute. La banque dispose il est vrai d’autres leviers de croissance en Chine, avec ses agences ou ses participations dans des établissements de taille plus modeste, à savoir de 8% dans Bank of Shanghai et, par le biais de sa filiale à Hong Kong Hang Seng Bank, de 13% dans Industrial Bank.
Plus d'articles du même thème
-
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches. -
Ryanair réfléchit à de nouvelles pistes de réduction de coûts
Malgré une croissance de 4% de son chiffre d’affaires trimestriel, la hausse des prix du kérosène a entraîné un repli de 6% de son bénéfice après impôts.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit