La vidéo du jour : Sanofi sur les rives d’un nouveau Rubicon
Pour les grands de la pharmacie, «être ou ne pas être» se traduit par «acheter ou ne pas acheter».
Après l’échec de son offensive sur Medivation, le dossier Actelion a un air de déjà-vu pour Sanofi, aussi coûteux pour le moins que le premier.
Dans le premier cas, le domaine concerné était l’oncologie. Face au numéro un mondial Pfizer, Sanofi s’était incliné à un prix de 11 fois le chiffre d’affaires.
Cette fois, Actelion est centré sur les maladies rares, dont l’hypertension artérielle pulmonaire.
Or selon des rumeurs non confirmées, c’est aussi à près de 11 fois le chiffre d’affaires 2016 et 27 fois l’excédent brut d’exploitation que Johnson & Johnson, autre géant américain, a jeté l’éponge.
Ce prix représente une prime par rapport au cours actuel, déjà gonflé par la spéculation, de 25%.
Or d’autres rumeurs, là encore non confirmées, assurent que pour s’assurer de l’accord de la direction la prime plancher serait de plus de 40%.
Nombre d’analystes doutent de l’opportunité de la consentir, comme en témoigne le recul du cours mercredi, de près de 3%, sur la nouvelle de son intérêt.
Si une expansion dans l’oncologie paraissait essentielle pour Sanofi, sa puissance dans les maladies rares, grâce à Genzyme, rend l’opération Actélion moins évidente pour le marché.
Celle-ci serait d’autant plus difficile à justifier que la recherche de synergies devrait passer pour l’essentiel par une réduction des efforts de R&D.
En outre, une telle valorisation serait peu compatible avec les engagements de rigueur financière pris par Sanofi.
Un accord industriel ou commercial serait plus conforme à ses intérêts.
A supposer que sa cible suisse y consente, mais elle n’a rien laissé percer de ses intentions.
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