La vidéo du jour : Pour l’Europe, pas d’autre choix que la fermeté commerciale
En réalisant 16,5% du total des échanges, l’Europe demeure la première puissance commerciale du monde, et a donc le plus à perdre des rendez-vous commerciaux de ces prochains jours.
Après une énième réunion mercredi entre la commissaire européenne au Commerce et son homologue américain, c’est vendredi 1er juin que le Président Trump doit décider de limiter ou non les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis.
Entre taxe à l’importation et quotas, le choix est ouvert. Certains dans l’Union espèrent arracher un régime dérogatoire. En réalité, l’Europe n’a pas de meilleur parti à prendre que miser sur le pire. Si le pari n’est pas toujours sûr, il est souvent payant.
Obsédé par les échéances électorales, Donald Trump ne pense qu’accords bilatéraux négociés sous la contrainte.
Résolue à ne pas se prêter au chantage, l’Europe doit tenir sa position, la seule que puisse respecter un politicien tel que lui.
Les Etats-Unis n’ont pas plus intérêt que leur partenaire transatlantique à une guerre commerciale généralisée.
Après tout, si leur balance est si déséquilibrée, c’est à cause des besoins de l’économie américaine ; à l’inverse, si l’Europe s’est construite en dépit des tempêtes, elle le doit notamment à la cohésion de sa démarche commerciale.
Agressée par son allié, elle n’a d’autre choix que de répliquer sans faiblesse.
Déclencher une guerre commerciale est une faute majeure, mais ne pas prendre des mesures de sauvegarde serait une faute et demie, qui ouvrirait les portes du continent à tous les produits recalés à l’exportation vers les Etats-Unis.
L’inaction serait intolérable par les citoyens européens, et pourrait aussi disloquer le front que l’Europe doit rechercher avec la Chine ou d’autres partenaires qui bénéficient de l’ouverture des marchés, et doivent peser ensemble pour conjurer le péril commun.
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