La vidéo du jour : Orange fait le long apprentissage de la banque
Lancée en fanfare en novembre 2017, Orange Bank fait depuis profil bas. Il faut dire que l’opérateur télécom découvre tout juste son nouveau métier de banquier. Ses marges de progrès sont indéniables. Annoncée comme révolutionnaire, l’offre mobile de la filiale d’Orange est finalement apparue moins innovante aux yeux des consommateurs que celle de certaines fintech, telles Revolut ou N26. Les banques traditionnelles, attaquées sur leurs tarifs, ont riposté avec des offres low-cost, qu’il s’agisse d’Eko pour le Crédit Agricole ou d’Enjoy, que les Caisses d’Epargne viennent de commercialiser.
En matière d’organisation interne, aussi, Orange s’essaie encore à trouver le bon dispositif. En témoigne le départ annoncé d’André Coisne, le PDG d’Orange Bank, qui avait été recruté en 2016 pour lancer la banque en ligne après avoir déjà dirigé ING Direct France et Bforbank, la filiale du Crédit Agricole. André Coisne ne devrait pas être remplacé poste pour poste, car c’est une nouvelle structure de direction qu’Orange prévoit de dévoiler début octobre. Cette réorganisation fait suite à la nomination en mai d’un directeur général adjoint du groupe, en charge des services financiers mobiles, Paul de Leusse – passé, lui aussi, par le Crédit Agricole.
Du côté de l’opérateur télécom, on dément cependant tout lien entre ces changements de ligne de commandement et les résultats financiers d’Orange Bank, forcément déficitaire dans cette phase de lancement. Le groupe, qui espère conquérir 2 millions de clients en dix ans, en comptait 100.000 à fin février. Il devrait, d’ici à la fin de l’année, dresser un bilan plus précis de la première année d’existence de sa banque en ligne, et annoncer de nouveaux projets.
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