La vidéo du jour : L’euro s’affirme comme la superstar de cette fin d’année
L’euro n’aura pas consolidé bien longtemps : tombé à 1,1555 dollar en début de mois, le voilà qui se dirige à nouveau vers les 1,20 dollar et paraît capable d’enfoncer son record de l’année de 1,2093.
Pour les cambistes pas de doute, la monnaie unique est le bon pari en cette fin d’année pour profiter de la reprise qui brille en zone euro.
Rien ne paraît avoir de prise sur elle et notamment pas la politique européenne.
Ni l’approche des élections catalanes, où les indépendantistes sont au coude à coude avec les unionistes, ni la quête gouvernementale infructueuse en Allemagne n’ont entravé le moins du monde son ascension.
Au contraire, plus l’euro monte et plus paraît s’imposer l’idée que la reprise est immunisée contre ce phénomène.
La publication des indices PMI de la société Markit, toujours guettée par les professionnels, a achevé de convaincre les plus récalcitrants que l’économie de la zone est dans une forme exceptionnelle et sans doute durable.
Non seulement les indices sont au plus haut mais ils accélèrent.
C’est surtout vrai dans l’industrie qui n’avait plus été à pareille fête depuis plus de 6 ans et dont le boum laisse bien augurer non seulement de l’investissement mais aussi des exportations.
Celles-ci ne paraissent pas souffrir de l’appréciation de l’euro, de l’ordre de 15% depuis le début de l’année.
La croissance synchrone dans le monde profite prioritairement à la zone et c’est cela que reflète la hausse de l’euro.
Il n’est pas jusqu’à la petite poussée inflationniste que cette reprise robuste suscite qui ne séduise aussi les investisseurs. Car elle pourrait inciter la BCE à clarifier plus vite que prévu sa politique monétaire, ce qui ne serait pas pour déplaire au marché !
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- La baisse du bitcoin continue d'affecter les bénéfices de Coinbase
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur