La vidéo du jour : Les IPO profitent du recul du risque politique en Europe
Il y a bien des manières de mesurer le dynamisme des introductions en Bourse : par leur nombre, leur volume ou leur capacité à battre durablement leur cours d’introduction. De ce triple point de vue, le marché européen des IPO de ce premier semestre est sain.
En moyenne, les 20 plus grosses valeurs introduites se sont bien comportées, pour leur première cotation, avec une hausse de 4,3%, mais aussi pour les suivantes où leur gain moyen dépasse 10%.
C’est le signe que la demande de titres reste forte même après que les arbitragistes ont vendu les leurs pour réaliser leur aller et retour. Il est vrai que les fonds actions européens séduisent à nouveau les investisseurs, avec des flux positifs d’une cinquantaine de milliards d’euros sur le semestre. Or pour leurs gérants, les IPO restent une bonne manière d’assurer de la performance.
En termes de nombre d’opérations et de volumes, le premier semestre est bon sans être exceptionnel : on a recensé 20 milliards d’euros d’IPO en Europe, contre 16 milliards en 2016, soit une hausse de 20%.
Plusieurs opérations de plus de 1 milliard ont été bouclée, dont la banque irlandaise AIB et le gestionnaire de flotte automobile français ALD.
En France d’ailleurs, le marché n’a pas retrouvé ses niveaux de 2014-2015, stress électoral oblige.
Le second semestre devrait être meilleur, même si les fonds d’investissement sont un peu à court de candidats à la cote et si les licornes type BlaBlaCar ou OVH ne semblent pas encore mûres.
Le fait le plus nouveau, c’est que les IPO concernent aussi les Bourse périphériques.
En Pologne, l’opérateur de télécoms Play s’apprête à lever un milliard, tandis qu’en Italie, Pirelli sollicitera le marché dans le courant de l’été.
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