La vidéo du jour : Les grands groupes basculent massivement dans la lutte contre le réchauffement
La lutte contre le réchauffement climatique devient pour les grands groupes mondiaux une «ardente obligation». L’étude annuelle de l’ONG Carbon Disclosure Project montre que les leaders français ne sont pas à la traîne. L’ONG a interrogé plus de 1.800 géants mondiaux qui pèsent à eux tous 12% des émissions de gaz à effet de serre. Leur comportement sera critique dans la manière dont le phénomène sera jugulé, et notamment respectée la trajectoire fixée par l’Accord de Paris visant à maintenir le réchauffement sous 2 degrés.
Les chiffres illustrent une prise de conscience désormais universelle. 89% des répondants se donnent des objectifs de réduction de leurs émissions pour 2017, 4 points de plus qu’en 2016, et 68% à l’horizon 2020 et au-delà, contre 55% en 2016. Surtout 20% des sociétés de l’échantillon s’assignent des objectifs pour 2030 et au-delà, soit un doublement en un an.
On sent là la pression croissante des investisseurs qui exigent la fixation d’objectifs précis par les conseils d’administration et la transparence sur le sujet. Celle-ci doit encore progresser cependant, comme le montre le fait que 40% de l’échantillon interrogé n’a pas répondu à l’enquête.
En France en tout cas, les grands groupes se mobilisent. Il est vrai que la volonté politique est forte comme en témoigne l’objectif fixé par la loi de transition énergétique pour 2030, soit 100 euros la tonne de carbone. Sept d’entre eux figurent parmi les 112 entreprises mondiales notée A cette année : Atos, Kering, Klépierre, L’Oréal, Schneider Electric, Sopra Steria et Suez. Avec mention spéciale à L’Oréal, seul au monde, avec Unilever, à cumuler en plus une note A sur les problématiques de l’eau et de la déforestation.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur