La vidéo du jour : Les banques ont pu se refinancer une dernière fois à prix d’ami auprès de la BCE
Pour compenser l’effet des taux négatifs sur la rentabilité des banques, la BCE a mis en place à leur intention, dans le cadre de sa politique non conventionnelle, un système de refinancement très avantageux. Les banques avaient jusqu’à hier pour en profiter une dernière fois. Elles n’ont sûrement pas manqué l’occasion. Les montants refinancés, à des taux pouvant descendre jusqu’à -0,4%, seront connus à la mi-journée.
Or, si le niveau de la demande est débattu parmi les économistes, certains estiment qu’elle pourrait avoir dépassé 120 milliards d’euros, contre 30 à 60 pour les opérations précédentes. Si tel est le cas, la ruée des banques prouvera que celles-ci anticipent la fin de ce système hors normes et peut-être déjà une remontée du taux plancher de la BCE, celui des fonds que les banques déposent auprès d’elle, fixé lui aussi à -0,4%.
L’idée de la BCE était d’encourager les banques à prêter à l’économie, aux entreprises et aux ménages, hors prêts immobiliers.
C’est en fonction de leurs prêts effectifs que la BCE a répondu à leurs demandes de refinancement par des prêts à échéance de 4 ans à un taux, suivant les cas, très faible voire nul.
Sur l’efficacité de la mesure, la plupart des économistes constatent, comme la BCE, une détente des conditions des prêts bancaires en zone euro, plus ou marquée selon les pays du Nord ou du Sud mais réelle.
La fin du risque déflationniste annoncée par Mario Draghi et la reprise économique qui s’affirme entraînent logiquement la fin du système.
S’agissant du premier signal de remontée des taux en revanche, la BCE se hâtera sans doute avec lenteur. Le marché n’anticipe pour sa part une hausse de 0,1% de son taux de dépôts que dans un an seulement.
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