La vidéo du jour: La voie est ouverte pour une remontée des cours du brut
L’Opep n’avait plus conclu d’accord de restriction de production depuis 2008.
C’est dire si celui forgé hier à Vienne est important, même si sa part de 31% seulement de la production mondiale ne garantit pas que le prix du brut redeviendra rapidement rémunérateur pour tous ses membres.
Les analystes de Morgan Stanley prévoyaient qu’un accord pourrait renvoyer le baril de Brent entre 55 et 60 dollars. Le marché a en tout cas déjà répondu hier en propulsant le baril de Brent de plus de 8%, au-dessus des 50 dollars.
L’importance de l’accord consiste en plusieurs points: la réduction de production décidée, de 1,2 million de barils/jour, est conséquente. Elle représente une réduction moyenne de 4,5% par membre, hors Libye, Nigeria et Iran.
Elle devrait en outre en entraîner une autre, de 600.000 barils/jour, consentie par des producteurs non membres du cartel, la Russie notamment.
Un accord reste à finaliser la semaine prochaine.
Enfin, l’accord signifie que les deux premiers producteurs de l’Opep, l’Irak et surtout l’Arabie saoudite, ont accepté de réduire leur production.
Le royaume wahhabite semble avoir consenti le plus gros sacrifice au profit de son rival de toujours, l’Iran, qui remporte là une victoire signalée.
Il se voit reconnaître le droit de retrouver sa part de marché d’autrefois, avant que l’embargo occidental ne la torpille.
La production iranienne pourrait se stabiliser autour de 3,9 millions de barils/jour.
Si l’accord est respecté, un rééquilibrage du marché pétrolier pourrait en résulter autour des prix prévalant à la mi-2015, jugent certains analystes.
Une perspective qui séduit la Bourse, avec un indice de référence Stoxx 600 des valeurs pétrolières en hausse de 3,5% hier.
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