La vidéo du jour : La route de la consolidation financière n’est pas terminée pour EDF
EDF vient de franchir une nouvelle étape décisive de sa convalescence financière en lançant dès hier son augmentation de capital de 4 milliards, dont 3 réservés à l’Etat. Mais sa guérison prendra encore quelques années.
Le chiffre de 4 milliards donne une idée incomplète de l’effort de restauration des fonds propres engagé. Car depuis des années, l’électricien offre la possibilité d’opter pour un paiement du dividende en actions. Or l’Etat, détenteur de plus de 85% du capital, l’a acceptée au titre de 2015 et 2016 et y recourra encore en 2017.
Le résultat, ce sera 4 milliards de fonds propres supplémentaires sous forme d’actions nouvelles, portant à 8 milliards le montant de capital dont l’entreprise aura renforcé son bilan. D’ici à 2018, il aura émis plus d’un milliard de titres nouveaux alors qu’il en comptait moins de deux milliards fin 2015, soit plus de 50% de plus. Voilà qui donne la mesure de la transformation en cours.
Pour autant, EDF n’a pas terminé sa longue marche. Dix milliards de produits de cessions doivent être réalisés d’ici à 2020. Une bonne partie, soit 6,7 milliards, a déjà été engrangée. Ce chiffre inclut les 49,9% du capital de RTE, vendus pour un peu plus de 4 milliards. Le détail de leur affectation n’est pas connu mais l’essentiel ira au désendettement. Il s’agit de maintenir le ratio dette nette sur excédent brut d’exploitation à 2,5 fois, soit à peine plus que son niveau de fin 2016.
Cette quasi-stabilité s’explique par l’ampleur des investisseurs prévus : pour l’essentiel le grand carénage, programme d’allongement de la vie des centrales nucléaires, et la construction de l’EPR d’Hinkley Point en Grande-Bretagne. Soit une bonne soixantaine de milliards d’ici à 2025.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur