La vidéo du jour : La Place financière de Paris a jeté ses complexes aux orties
Partie sous les lazzis quand le Brexit a pointé à l’horizon, la capitale française a effectué depuis un brillant retour dans la compétition entre métropoles candidates à la succession de la City.
«L’effet Macron» a joué bien sûr, mais c’est aussi à la mobilisation des décideurs concernés qu’elle le doit.
Associations, comme Paris Europlace - qui organise pendant deux jours son traditionnel Forum annuel -, acteurs de Place régulateurs, décideurs politiques, tous ont mis leurs différends dans leur poche pour faire oublier le «pays de la taxe à 75%» au profit de celui de la réforme sociale et fiscale, du Grand Paris, des JO de 2024 et de l’art de vivre.
Aujourd’hui, quelque 4.000 emplois sont déjà en voie de relocalisation en France. D’autres devraient suivre, peut-être annoncés lors du Forum.
Reste à savoir si l’effort collectif sera poursuivi. Car construire un centre financier ambitieux est une épreuve de fond, pas un sprint. Et d’autres localisations, comme Luxembourg, Francfort, Dublin ou Amsterdam n’entendent rien céder à Paris.
Sur ce point, seule la constance des décisions prises paiera. Or quand on veut, on n’en manque pas en France.
La loi Pacte, présentée mi-juin, est ainsi venue compléter un dispositif d’allégements des contraintes sociales et fiscales déjà bien engagé.
C’est notamment le cas pour le régime des impatriés, qui sera de nouveau amélioré via une dispense temporaire d’affiliation au régime obligatoire de retraite pour les salariés relocalisés en France.
La mesure avait promise en janvier : elle a été tenue.
Forte de deux régulateurs européens, bancaire et des marchés, de banques et d’assureurs nationaux puissants, d’une bourse paneuropéenne, d’industries de la gestion d’actifs et de capital investissement solides, enfin de Fintech innovante… Paris prétend désormais faire la course en tête. La preuve ? Les lazzis ont cessé !
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