La vidéo du jour : La BCE prépare le terrain à un changement de cap
Croissance au ralenti, inflation atone : la Banque centrale européenne va retrouver de vieilles connaissances au menu de sa réunion de politique monétaire ce jeudi. Alors que la Réserve fédérale américaine a effectué un virage à 180 degrés en quelques semaines et mis le frein à de nouvelles hausses des taux directeurs, la BCE risque, elle, de devoir encore décaler son premier tour de vis monétaire depuis la crise.
Deux grands sujets nourriront les débats ce 7 mars. D’une part, l’éventuel report à 2020 d’une première hausse du taux de dépôt, ancré en territoire négatif, à -0,40%. La banque centrale a communiqué au marché son intention de bouger après l’été 2019. Mais une majorité d’économistes estiment aujourd’hui que la BCE n’aura d’autre choix que de prolonger le statu quo. Une mauvaise nouvelle pour la rentabilité des banques, à qui leurs réserves excédentaires coûtent de l’argent. François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, a d’ailleurs insisté la semaine dernière sur les conséquences néfastes, pour les intermédiaires financiers, d’une période prolongée de taux négatifs.
L’autre sujet du moment est le lancement possible par la BCE d’une nouvelle opération d’injection de liquidité à long terme, les fameuses TLTRO. L’échéance des précédentes TLTRO approchant, la liquidité des banques va se dégrader à partir du mois de juin. Cela pénalisera la croissance du crédit dans les économies où les banques restent très dépendantes des injections de la BCE, comme l’Espagne et l’Italie.
La Banque centrale européenne n’apportera sans doute pas de réponses définitives à ces questions dès cette semaine. Les investisseurs parient plutôt sur de premières annonces concrètes lors de la prochaine réunion, en avril. En revanche, la banque centrale pourra préparer le terrain, avec un argument massue : ses économistes vont réviser en baisse, ce jeudi, leurs perspectives de croissance et d’inflation pour la zone euro cette année et l’an prochain. L’inflation sous-jacente, en particulier, plafonne à 1,2%, sous la prévision officielle de 1,4% pour 2019, et loin de l’objectif de la BCE.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT
Réinventer la contactabilité à l’ère des interactions
L'enjeu n'est plus d'augmenter le volume des interactions, mais d'en améliorer la pertinence et l'efficacité. C'est précisément ce que permet Spacivox. -
Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d'illiquidité »
L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris. -
PARTENARIAT« Coface un dispositif de Back Up Servicing robuste au service de la sécurisation des opérations de titrisation »
Interview vidéo avec Rachid Aoulad Hadj, Directeur des ventes sur les solutions de recouvrement pour l’Europe de l’Ouest, Coface. -
PARTENARIAT« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Entretien avec Raphaël Savy, Regional Vice-Président Europe du sud d’Alteryx. -
Deepah Colombel (Crédit Agricole Assurances) : « Il n’y a pas de risque systémique en cours sur la dette privée »
La responsable de l’investissement en dette privée chez Crédit Agricole Assurances revient sur la crise qui entoure certains fonds de dette privée aux Etats-Unis. -
PARTENARIAT« Dans le secteur bancaire, les systèmes cloud pourront répondre aux nouvelles exigences de marché »
Entretien avec Camille de Mari, Directeur Issuing Data Solutions de Visa, pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Quand Emmanuel Grégoire donne raison à #SaccageParis
Le successeur d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris a choisi de ne pas nommer d'adjoint au Patrimoine, lui préférant le « design et à l’esthétique » en décrétant un « droit au beau » dans tous les quartiers -
Ca débordeMaroc : un risque croissant d’inondation
Avec le réchauffement climatique, le Maroc risque d’être de plus en plus confronté à une alternance de sécheresses extrêmes et d’épisodes de fortes pluies -
Troisième acteVotre bilan retraite est-il encore à jour ? Pourquoi 2026 est l'année pour le refaire
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle