La vidéo du jour : HSBC souffre de la mauvaise passe de la banque privée
Quand la crise les menaçait de toutes parts, les banques ont fait de la gestion de fortune une poire pour la soif. Peu gourmande en capitaux et rentable, cette activité a longtemps joué ce rôle. Ce n’est plus tout à fait le cas. Les comptes de HSBC, un géant de la banque mondiale, en portent la marque inattendue. Il a décidé en fin d’année de déprécier d’un coup ses actifs dans ce métier du patrimoine dont, il est vrai, il s’était gorgé il y a une quinzaine d’années à des prix peu raisonnables. Le résultat est une charge annuelle de 3,4 milliards de dollars et des profits en baisse de 60% par rapport à 2015.
La cause majeure, qui vaut pour la plupart des grands du secteur à commencer par UBS, c’est le très haut niveau des litiges, résultant entre autres de la révélation des SwissLeaks en 2015.
Aujourd’hui, la conformité est si lourde qu’en observer les multiples obligations est un impératif coûteux en moyens financiers et humains.
La révolution fiscale en cours, avec la mise à l’index des paradis fiscaux et les contraintes de la lutte antiblanchiment, est une autre source de coûts élevés, ne serait-ce que pour peigner les portefeuilles et se mettre à l’abri des poursuites.
D’où souvent des baisses d’encours gérés et des pertes de revenus, déjà sous pression pour cause de taux bas. Des lors, rentabiliser est une rude bataille même pour des ténors comme Credit Suisse qui ont remis ce métier historique au cœur de leur modèle.
Ce qui vaut pour les plus grands vaut aussi pour les plus modestes qui ploient sous les coûts de structures. D’où des rapprochements, comme celui de Martin Maurel et Rothschild & Cie, ou des restructurations, comme chez Neuflize OBC où un plan de départs est à l’étude.
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