La vidéo du jour : Gecina affiche sa confiance dans le projet du Grand Paris

Philippe Mudry

A Grand Paris, grande foncière : ainsi pourrait-on résumer la logique de la prise de contrôle par OPA de la foncière Eurosic par sa rivale Gecina, pour former le quatrième européen du secteur et le premier dans le bureau.

Sur 19 milliards d’euros d’actifs, plus de 15 sont constitués de bureaux, groupés dans les quartiers d’affaires parisiens et des Hauts-de-Seine.

Pour Gecina, le succès de ce projet ancien a pris des chemins de traverse.

C’était déjà son pari sur l’immobilier francilien qui l’avait engagée l’an dernier dans une rude bataille contre Eurosic pour le contrôle d’une structure plus petite, Foncière de Paris. Sa défaite, consommée devant les tribunaux, ne l’a pas découragée.

Et c’est via une OPA amicale sur son adversaire d’hier, pour quelque 2,5 milliards d’euros, que la foncière touche enfin au but.

Le jeu en vaut la peine et son terrain, c’est le Grand Paris.

Selon Méka Brunel, patronne opérationnelle de Gecina, il s’agit de «conforter son leadership à Paris et en région parisienne dans les marchés les plus porteurs autour des principaux hubs du Grand Paris».

Une belle preuve de confiance dans ce projet d’aménagement hors normes.

D’autant mieux venue que l’actionnariat de référence de Gecina comprend deux grands institutionnels étrangers : la Caisse des Dépôts et Placements du Québec et le fonds souverain norvégien.

Ils voient dans le marché francilien, malgré sa valorisation déjà élevée et le prix conséquent payé pour Eurosic, un potentiel important de création de valeur.

En tenant compte d’un parc combiné de 2,5 milliards d’euros de projets en cours, le rendement pondéré du portefeuille de bureaux atteindrait 5%.

Un chiffre bien séduisant dans l’environnement de taux actuels !

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