2021 doit être l’année des bénéfices pour Manager.one
L’année 2021 sera «très importante» pour Manager.one. La néobanque qui enregistre une croissance de 300% par an depuis son lancement en 2017 prévoit de «multiplier notre chiffre d’affaires, de garder cette croissance et de dégager du résultat. Ensuite, on nous envisagerons des acquisitions ou partenariats avec d’autres acteurs», explique son co-fondateur Adrien Touati. Conçue par la Banque Wormser Frères et la Fintech SaGa Corp, la fintech de 30 employés était à l’équilibre au mois de juillet 2020. Après avoir mis un coup d’accélérateur sur les recrutements cet été, elle espère retrouver l’équilibre en 2021. A ce jour, la néobanque ne communique pas plus sur ses résultats financiers. Trop tôt, selon Adrien Touati. La néobanque affiche 2 milliards de volumes de transactions réalisées à ce jour et 50 à 100 demandes d’ouverture de comptes par jour.
En mars et avril, son activité a néanmoins chuté de 70% en raison de la pandémie. Grimpant de 150% en juin, elle reste soutenue depuis septembre. «Notre croissance provient à 30-40% des volumes de transactions de la carte, notamment les déplacements professionnels, cela reste difficile de se projeter dans ce contexte», admet l’entrepreneur.
Aller chercher les bons clients
Contrairement à Shine et Qonto, qui visent les travailleurs en freelance et les auto-entrepreneurs, Manager.one a pour cœur de cible les «belles» PME et ETI. La banque revendique plusieurs milliers de clients, dont certains réalisent plus d’un milliard de chiffre d’affaires, comme la MACSF. «Soit on part dans une course aux levées de fonds et à l’acquisition client hors de prix, soit on va chercher les bons clients : c’est cette seconde stratégie que nous avons choisie», précise le dirigeant. Jusqu’à présent, la société a réalisé une première levée de fonds de 2 millions d’euros en 2017 et une seconde de 3 millions d’euros en 2019 auprès d’investisseurs comme Michael Benabou et Laurent Dassault.
Son offre payante propose 50 fonctionnalités sur la carte, allant du paiement sans contact au «justificatif obligatoire». D’ici quelques jours, Manager.one lancera Google Pay, puis Apple Pay. La néobanque finaliserait une brique autour de la facturation, une dimension clé pour les professionnels. Etablie en France, la néobanque ne mise pas sur une stratégie à l’international, contrairement aux autres fintech. Elle se base notamment sur un système en marque blanche, bénéficiant de clients dans des pays étrangers.
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