L'économie japonaise a affiché au quatrième trimestre 2018 une croissance de son PIB de 1,4% en rythme annualisé, conforme aux attentes du consensus, et de 0,3% par rapport au troisième trimestre 2018. Cette croissance intervient à la suite d’une contraction de 2,6% du PIB au cours du trimestre précédent, selon les statistiques officielles publiées ce matin. La demande intérieure a apporté une contribution positive de 0,6 point à la croissance trimestrielle japonaise, alors que le commerce lui a retiré 0,3 point et la variation des stocks 0,2 point.
L'économie allemande a enregistré une croissance nulle au quatrième trimestre 2018 après une contraction de son PIB de -0,2% au cours des trois mois précédents, la première d’un trimestre sur l’autre depuis 2015, ce qui lui permet d'éviter de justesse une récession technique, selon les estimations préliminaires publiées ce matin par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Par rapport au quatrième trimestre 2017, la croissance ressort à 0,9%, mais à 0,6% ajustée des variations saisonnières, une progression inférieure au consensus (+0,7%).
Le taux de chômage en France a reculé de 0,3 point au quatrième trimestre 2018, pour tomber à un niveau de 8,8%, le plus bas depuis 2009, selon les chiffres de l’Insee publiés ce matin. Or, les économistes attendaient un taux de chômage stable, à 9,1%. En France métropolitaine, il a baissé de 0,3 point, à 8,5%, et le nombre de chômeurs a diminué de 90.000 à 2,5 millions de personnes, avec un fort recul du chômage des jeunes. Le taux de chômage de longue durée est en revanche resté stable, à 3,4%, quelque 990.000 chômeurs déclarant rechercher un emploi depuis au moins un an.
Le ralentissement de la croissance chinoise va se poursuivre. La Chine a connu pendant très longtemps une croissance de 10 % en moyenne. En 2018, le taux de croissance a diminué à 6,6 %. La raison principale est que le modèle chinois passe d’une économie industrielle à une économie de services. Les services génèrent moins de gains de productivité et de ce fait la croissance est un peu plus faible. En même temps, l’économie chinoise gagne en maturité. Elle est plus centrée sur son marché intérieur. […] La transformation du modèle chinois va équilibrer le paysage économique mondial de manière différente, en maintenant les positions acquises. Toute une partie des années 1990 et 2000 s’est traduite par la mise en place d’une économique manufacturière en Asie, ce phénomène va demeurer. A nous de nous y adapter aussi. […] L’ajustement que l’on constate aujourd’hui en Chine reflète un investissement beaucoup trop élevé avec des entreprises de très grande taille, très endettées, une banque centrale et un gouvernement qui ajustent très rapidement les mesures de politique économique pour s’assurer qu’il n’y ait pas de ruptures. C’est important car une telle chose serait dramatique : les importations chinoises représentent environ 80 % des importations américaines. Un choc important en Chine nous ferait tous souffrir.
Core. La société de gestion Intermediate Capital Group (ICG), l’un des principaux acteurs européens de la dette privée, a annoncé avoir réalisé son premier investissement en equity dans le secteur des infrastructures, après avoir annoncé sa diversification en avril dernier dans cette classe d’actifs. ICG, qui investit pour l’instant sur son bilan, a pris une participation dans Océinde Communications, le premier opérateur de fibre optique à La Réunion, pour soutenir le déploiement de son réseau de télécommunications. La société dit étudier d’autres opportunités en Europe de l’Ouest. Visant des infrastructures core/core plus, ICG, qui gère au total 35,2 milliards d’euros, avait recruté, l’an dernier, Guillaume d’Engremont, en provenance d’EDF Invest, pour diriger cette nouvelle activité.
Lentement mais sûrement, nous exorcisons les fantômes de 1MDB. » Lim Guan Eng, le ministre des Finances malaisien, applaudit à la nouvelle tranche de financement accordée le 12 février à Exchange TRX. Le dirigeant politique est encadré par Stephen McCann (à gauche sur la photo) et Azmar Talib (à droite), les patrons respectifs de LendLease et TRX City, artisans de ce complexe immobilier. Lancé par 1MDB, le fonds souverain à l’origine d’un vaste scandale de corruption, le projet Exchange TRX – pour Tun Razak Exchange, du nom du père de l’ancien Premier ministre corrompu Najib Razak – a été repris en main par les autorités. Il doit aboutir à la construction d’une tour de 106 étages à Kuala Lumpur, qui dépassera les tours Petronas, pour devenir la plus haute du pays
Les discussions sur les modalités d'un arrêt de la réduction de son bilan sont déjà en cours, et leur résultat sera dévoilé dès les prochaines réunions du FOMC.
L’Autorité de la concurrence a procédé mardi à des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des services d’ingénierie, de maintenance, de démantèlement et de traitement des déchets d’installations nucléaires. Comme à son habitude, le gendarme de la concurrence ne précise pas le nom des entreprises visitées, et rappelle que ces interventions ne préjugent pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées.
Le Parlement européen a approuvé mercredi deux accords sur le commerce et la protection des investissements entre l’UE et Singapour, dénoncés, comme les précédents accords avec le Canada ou le Japon, par certaines ONG. L’accord commercial pourrait entrer en vigueur courant 2019, mais celui sur les investissements devra lui être ratifié par l’ensemble des parlements de l’UE. Les deux parties ont échangé pour 53,3 milliards d’euros de marchandises en 2017 et pour 44,4 milliards dans les services en 2016. Il contient aussi des dispositions sur la protection de la propriété intellectuelle, la libéralisation des investissements, les marchés publics, la concurrence et le développement durable. Ce texte fait cependant l’objet de critiques des ONG, notamment parce que le chapitre consacré au développement durable «n’est toujours pas contraignant».
La Confédération helvétique a dégagé en 2018 un excédent budgétaire de 2,94 milliards de francs (2,59 milliards d’euros), dix fois supérieur au montant prévu, les recettes fiscales ayant dépassé les attentes tandis que les dépenses restaient maîtrisées, a annoncé aujourd’hui le Département fédéral des finances. Parlant d’un résultat «réjouissant», il précise qu’en incluant les recettes exceptionnelles, l’excédent dépasse 3 milliards de francs selon le décompte provisoire. L’excédent structurel devrait atteindre 1,1 milliard de francs en 2021 avant de revenir à 200 millions en 2022.
Le taux annuel d’inflation outre-Manche a reculé à 1,8% en janvier après 2,1% en décembre, sous l’objectif de la Banque d’Angleterre (BoE) et au plus bas depuis janvier 2017, montrent les données publiées de l’Office national de la statistique. Le consensus Reuters prévoyait une décélération moins marquée, à 1,9%. La BoE avait estimé la semaine dernière que l’inflation passerait sous son objectif de 2% dans les prochains mois, reflétant la baisse des cours du pétrole.
La production industrielle a baissé de 0,9% en décembre, plus que prévu, sous l’effet notamment d’un recul des biens d’investissement, selon les données Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une baisse de 0,4% après celle de 1,7% en novembre. Sur un an, la chute atteint 4,2% alors que le consensus était à -3,2%. La production de biens d’investissement, comme les machines-outils, a chuté de 5,5% sur un an, une baisse qui s’accélère après celle de 4,4% en novembre. La production de biens de consommation non durables a aussi diminué de 1,5% d’un mois sur l’autre. Cela confirme la tendance au ralentissement de la croissance dans la zone euro, que la Commission européenne prévoit à 1,3% cette année après 1,9% en 2018.
Le royaume saoudien prévoit d’accentuer la baisse de sa production par rapport à l’accord de décembre alors que Washington continue de jouer les trouble-fête.
Les institutions européennes ont entériné mercredi l’accord politique intervenu en décembre dernier entre le Parlement européen et le Conseil sur le projet de produit d’épargne retraite paneuropéen (PEPP). La Commission avait lancé cette initiative en juin 2017. L’accord final reprend une part importante du compromis trouvé entre les Etats-Membres. Il confirme la mise en place de sous-comptes pour chaque Etat membre, régis par des règles nationales pour ce qui est des conditions de sorties notamment. L’Autorité européenne des assurances, l’Eiopa, se situera en retrait des autorités compétentes nationales, chargées de labelliser les produits PEPP et d’en notifier l’Eiopa qui devra tenir à jour un registre européen.
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir ajouté l’Arabie saoudite et le Panama à sa liste noire des pays qui menacent le bloc par la faiblesse de leurs contrôles sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les banques et autres entités relevant du champ d’application des règles de l’UE en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux «seront tenues d’appliquer des contrôles renforcés («vigilance») pour les opérations financières (...) provenant de ces pays tiers à haut risque». 23 pays ou entités figurent désormais sur cette liste, adoptée sous la forme d’un règlement délégué. Une fois approuvé par le Parlement européen et le Conseil, celui-ci sera publié au Journal officiel avant son entrée en vigueur.
Le fabricant américain de jeans Levi Strauss a lancé mercredi une procédure d’introduction en Bourse à New York, où il espère lever jusqu'à 100 millions de dollars (88,5 millions d’euros). Goldman Sachs, JPMorgan, BofA Merrill Lynch et Morgan Stanley font partie des banques chargées de l’opération. Levi Strauss est entré pour la première fois en Bourse en 1971 avant d’en sortir en 1984 à la suite d’une décision des héritiers du groupe. Dans son dernier rapport trimestriel, la société a déclaré avoir réalisé des ventes en hausse de près de 9% à 1,59 milliard de dollars. Levi Strauss commercialise ses produits dans plus de 50.000 points de vente.
LE fonds de pension danois ATP a cédé à Cardano Group, spécialiste britannique des risques et investissements dans le domaine des retraites, 100 % du fournisseur britannique de retraites pour le lieu de travail NOW: Pensions. NOW: Pensions sert plus de 30.000 entreprises et 1,7 millions d’épargnants pour la retraite. L’acquisition devrait être bouclée fin 2019. Par la suite, NOW: Pensions transférera ses mandats de gestion à l’équipe de gestion d’actifs de Cardano. A l’issue de l’opération, Cardano gérera plus de 25 milliards de livres d’actifs. LM
Les institutions européennes ont entériné ce matin l’accord politique intervenu en décembre dernier entre le Parlement européen et le Conseil sur le projet de produit d’épargne retraite paneuropéen (PEPP). La Commission avait lancé cette initiative en juin 2017.
La Confédération helvétique a dégagé en 2018 un excédent budgétaire de 2,94 milliards de francs (2,59 milliards d’euros), dix fois supérieur au montant prévu, les recettes fiscales ayant dépassé les attentes tandis que les dépenses restaient maîtrisées, a annoncé aujourd’hui le Département fédéral des finances. Parlant d’un résultat «réjouissant», il précise qu’en incluant les recettes exceptionnelles, l’excédent dépasse 3 milliards de francs selon le décompte provisoire. L’excédent structurel devrait atteindre 1,1 milliard de francs en 2021 avant de revenir à 200 millions en 2022.