La banque centrale d’Indonésie a surpris les investisseurs en abaissant ce jeudi de 25 points de base (pb) son principal taux directeur, le reverse repo à une semaine, à 3,75%. Le consensus des économistes attendait un statu quo. L’institution monétaire souhaite ainsi soutenir la reprise naissante, alors que le pays a été durement touché par la crise du coronavirus.
Le groupe britannique de cliniques vétérinaires IVC Evidensia envisage de s’introduire à la Bourse de Londres dans le cadre d’une opération le valorisant au moins à 10 milliards de livres (11,2 milliards d’euros), rapporte Sky News. IVC Evidensia a chargé Goldman Sachs et Jefferies de préparer son introduction en Bourse qui pourrait avoir lieu en 2021, a précisé la chaîne de télévision. Les principaux actionnaires d’IVC Evidensia, qui compte 19.000 salariés dans 11 pays d’Europe, sont EQT et Nestlé.
Comme attendu, la banque centrale turque (CBT) a fortement relevé son taux principal taux directeur et replacé le taux repo à une semaine au centre de sa politique monétaire. Il passe de 10,25% à 15% (+ 475 points de base).
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a appelé, jeudi, lors d’une intervention devant la commission des Affaires économiques (Econ) du Parlement européen (PE), l’Union européenne (UE) à mettre en oeuvre «sans délai» le plan de relance décidé par les 27 pour contrer les répercussions économiques de la pandémie de coronavirus. Christine Lagarde a ajouté que «la politique budgétaire avait un rôle primordial à jouer pour soutenir la demande à court et moyen terme, renforcer la confiance et accroître le potentiel de croissance de nos économies». La Hongrie et la Pologne refusent d’approuver le fonds de relance et le budget de l’UE pour les années 2021-2027 tant que l’accès aux fonds dépendrait du respect de l’Etat de droit.
Un tribunal américain a jugé mercredi que Coca-Cola avait placé une part trop importante de ses bénéfices dans ses filiales hors des Etats-Unis, notamment au Brésil, en Irlande et en Égypte. L’Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain, réclamait plus de 3,3 milliards de dollars au fabricant de sodas pour les exercices fiscaux 2007 à 2009, mais le coût pourrait s’avérer supérieur pour le groupe si les autorités appliquent la même logique aux exercices suivants. Ce verdict ne fixe pas le montant définitif dû par Coca-Cola au titre des années 2007 à 2009. Le groupe peut faire appel de cette décision et les autorités américaines doivent procéder à des calculs supplémentaires pour déterminer cette somme.
Le renversement brutal de plusieurs des tendances les plus persistantes du marché cette année a pénalisé les fonds momentum, rapporte le Wall Street Journal. La prudence a fait place à l’euphorie sur les marchés financiers lorsque Pfizer et BioNTech ont annoncé que leur vaccin contre le coronavirus était efficace à plus de 90% le 9 novembre. Les actions des entreprises qui ont souffert de la pandémie ont bondi, tout comme les rendements des obligations d'État et les cours de l'énergie - un phénomène qui s’est répété avec l’arrivée de résultats prometteurs pour le vaccin de Moderna lundi. C’est une mauvaise nouvelle pour les investisseurs qui cherchent à faire monter les actifs gagnants et à faire baisser les marchés perdants, une stratégie quantitative connue sous le nom de «momentum investing». La performance des membres du S&P 500 classés comme des actions momentum a chuté de près de 14 % le 9 novembre, selon JPMorgan Chase & Co. C’est la plus grosse perte en une journée pour le groupe depuis au moins le milieu des années 1980. Un fonds géré par AQR Capital Management et un autre d’AlphaSimplex Group ont souffert. Les fonds momentum n’ont pas été les seuls à être touchés. Les fonds pariant sur les valeurs technologiques ayant profité du fait que les gens sont restés à la maison ont aussi souffert.
Tsinghua Unic a demandé, mercredi, la suspension de cotation de trois de ses obligations (2 milliards de dollars) cotées à la Bourse de Hong Kong après le défaut de Tsinghua Unigroup lundi. Le fabricant de semi-conducteurs, détenu par la prestigieuse université de Tsinghua à Pékin, n’a pu honorer le remboursement des 1,3 milliard de yuans (près de 200 millions de dollars) arrivant à échéance après que ses créanciers ont refusé d’accorder un délai supplémentaire pour le paiement, selon Reuters. La société n’a pas confirmé le défaut. Le marché crédit chinois est sous tension après plusieurs défauts ces dernières semaines d’entreprises publiques (SOE) dont Yongcheng Coal & Electricity et de Huachen Automotive.
Le cadre commun adopté au G20 intègre la Chine et les créanciers privés, sous l’égide du FMI. Des avancées sont désormais attendues sur les financements d’urgence.
L’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (365% du PIB) à la fin de l’année en raison des montants empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du Covid-19, selon les prévisions de l’Institute of International Finance (IIF). La dette a déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars depuis le début de l’année fin septembre, à 272.000 milliards, selon l’IIF. Cette progression est imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés. La dette totale (publique et privée) des pays développés a ainsi bondi à 432% de leur PIB à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019, sous l’effet combiné de la hausse de l’endettement et de la baisse du PIB. Ce ratio se stabilise avec le rebond de la croissance, même s’il reste limité par les reconfinements. Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.
Les prix à la consommation dans la zone euro ont baissé de -0,3% sur un an en octobre, comme en septembre et toujours principalement à cause de la chute des prix de l'énergie, a confirmé mercredi Eurostat. Le chiffre est identique à la première estimation publiée le 30 octobre. Les prix à la consommation (IPCH) sur un an ont basculé en territoire négatif depuis août pour la première fois depuis plus de quatre ans. L’indice a en revanche augmenté sur un an : de +0,6% hors énergie (+0,5% en septembre), de +0,4% hors énergie et alimentation, de +0,2% hors énergie, alimentation, tabac et alcool. Les prix de l'énergie sont toujours en chute de 8,2% sur un an, ce qui se traduit par une contribution négative de -0,81 point au taux d’inflation global, explique Eurostat.
La Bourse de Londres et les autorités britanniques font le forcing pour convaincre Deliveroo de choisir le London Stock Exchange pour sa prochaine introduction en Bourse, indique Reuters. Selon l’agence de presse, le groupe britannique de livraisons de repas, qui a mandaté Goldman Sachs et JPMorgan pour son projet, hésiterait entre une cotation sur le LSE ou à New York. Deliveroo pourrait être valorisé plus de 3 milliards de livres (3,35 milliards d’euros).
Un an après sa première émission obligataire en euros en quinze ans, la Chine a reçu hier plus de 17 milliards d’euros de demandes pour trois nouvelles obligations émises dans cette devise. L’opération a porté sur 4 milliards d’euros à 5 ans, 10 ans et 15 ans. La forte demande a permis de resserrer le spread à l’émission qui est passé de 45 points de base (pb) au-dessus des taux midswaps à 30 pb à 5 ans (750 millions), de 70 pb à 55 pb à 10 ans (2 milliards) et de 90 pb à 70 pb à 15 ans (1,25 milliard), soit entre 12 et 15 pb sous les prix du secondaire. L’émission à 5 ans est ressortie avec un rendement négatif de -0,15%, une première pour un émetteur chinois, indique Deutsche Bank . L’an dernier, l’émission d’obligations de 4 millions d’euros à 7 ans, 12 ans et 20 ans avait attiré 20 milliards d’euros de demandes. En octobre la Chine, qui cherche à diversifier ses sources de financement et à profiter des taux bas, a émis 6 milliards de dollars d’obligations.
Tokyo pourrait annoncer aujourd’hui le relèvement de l'état d’alerte sanitaire au niveau maximal face à la hausse des nouveaux cas de Covid, selon le journal Nikkei. Comme il l’a déjà fait lors des deux vagues précédentes, le gouvernement local entend demander aux commerces de réduire leurs horaires d’ouverture. Le seuil d’alerte avait été abaissé du niveau 4 (le maximum) au niveau 3 le 10 septembre. Tokyo a recensé mercredi 493 nouvelles infections, un record depuis les 472 du 1er août.
Le Sénat américain a bloqué la nomination de Judy Shelton au conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine. Un vote de procédure a conduit à bloquer l’examen de la candidature de cette proche de Donald Trump. Judy Shelton est controversée pour ses prises de positions iconoclastes en matière de politique monétaire - elle a notamment prôné un retour à l'étalon-or. En théorie, l’examen de sa candidature lors d’un vote final reste possible d’ici au changement de présidence en janvier, mais peu probable en raison de la répartition des forces au Sénat. Plusieurs sénateurs républicains ont rejoint les démocrates pour bloquer le processus de nomination de Judy Shelton.
La Cour des comptes a formulé mercredi 16 propositions visant à renforcer la gouvernance, le pilotage et la gestion des finances publiques. «Après dix ans de mise en œuvre, le bilan du pilotage pluriannuel des finances publiques apparaît décevant, dans la mesure où les objectifs fixés par les lois de programmation ont rarement été atteints», souligne l’institution. Outre le manque de volonté politique de tenir le cap de la dépense, l’émiettement croissant du budget de l’État ne permet pas de disposer d’une vision consolidée des moyens alloués à chaque politique publique. Parmi ses pistes de réformes, présentées par son président Pierre Moscovici aux députés, la Cour suggère de « fixer une trajectoire soutenable et réaliste », de « mettre en place des instruments annuels de suivi », et de « surveiller l’exécution de la trajectoire de manière indépendante et continue en élargissant le mandat du Haut conseil aux finances publiques. »
Le Trésor américain a imposé mercredi de nouvelles sanctions contre des dizaines d’individus ou d’entités iraniens. Ces nouvelles mesures, dernière initiative en date prise par l’administration Trump dans le cadre de sa stratégie de «pression maximale» visent notamment la Fondation Mostazafan de la révolution islamique, que contrôle l’ayatollah Ali Khamenei. Ces annonces interviennent alors que l’Iran avait déclaré mercredi matin par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’il appliquera «automatiquement» ses engagements en matière nucléaire si le gouvernement Biden lève les sanctions américaines prises contre Téhéran depuis 2018. Joe Biden a dit vouloir changer de cap par rapport à la politique de «pression maximale».
La banque centrale de Thaïlande a, comme prévu, laissé son principal taux directeur, le taux repo à un jour, inchangé, à 0,5%, un plus bas record. L’institution monétaire a expliqué que l’économie s’améliore mais que les incertitudes demeurent. Elle anticipe une contraction record de 7,8% cette année. Après avoir abaissé de 75 points de base (pb) ce taux cette année, la banque centrale a opté pour le statu quo au cours des quatre dernières réunions de politique monétaire alors que ses marges de manœuvre diminuent et qu’elle souhaite en conserver pour faire face à une éventuelle détérioration de la situation.
Le secteur photovoltaïque représente moins de 1 % de la production d’électricité nationale mais concentre le tiers du soutien public aux énergies renouvelables, 20 milliards d’euros dans les dix ans. La disproportion va de pair avec les questions que soulèvent les contrats de rachat par l’Etat de l’électricité aux acteurs du photovoltaïque pour les encourager à monter des projets. Décidément, les bonnes intentions ESG (environnement, social, gouvernance) deviennent redoutables quand il faut respecter les critères E sans en rabattre sur le G ! Qu’on en juge devant le tollé que soulève le projet du gouvernement d’inclure dans le projet de loi de Finances 2021 la révision de contrats d’achat d’électricité signés entre 2006 et 2010, période de décollage de l’énergie solaire où l’Etat a convenu de prix de rachat d’électricité d’origine solaire particulièrement avantageux.